Né le 27 octobre 1919 à Bruay-en-Artois (Bruay-la Buissière, Pas-de-Calais), fusillé le 7 février 1942 à Amiens (Somme) ; accrocheur aux chemins de fer des Mines de Bruay (fosse 3) ; dirigeant des Jeunesses communistes de Bruay, militant communiste et FTP.

Fils de Pierre et de Marguerite Ocre, Gaston Blot était célibataire au moment de la Seconde Guerre mondiale et domicilié au 49, rue des Agaches, coron Mayeur à Bruay-en-Artois. Embauché à la mine à l’âge de quatorze ans, il était devenu dirigeant des Jeunesses communistes de Bruay-en-Artois à dix-sept ans.
Malgré l’occupation, Gaston Blot continuait à parcourir les corons pour diffuser La Vie ouvrière et à pratiquer son activité syndicale. Militant actif du Parti communiste clandestin, Gaston Blot fut congédié de son emploi le 4 septembre 1941 et harcelé par la police qui le considérait comme « dangereux ».
Avec ses camarades Jean Treffier, Paul Plouviez, Gaston Blot prit la fuite le 20 septembre 1941 pour se soustraire à l’arrêté d’internement signé par le préfet du Pas-de-Calais ; il se réfugia alors dans la région d’Hesdin (Pas-de-Calais). Gaston Blot entra alors en relation avec Charles Debarge et occupa la fonction d’agent de liaison. Membre des Francs-tireurs et partisans (FTP), Gaston Blot fut soupçonné d’avoir participé à de nombreux actes de sabotages dans le secteur de Lens, Carvin et Douai. Classé en 10e position dans la circulaire de recherches n° 1 des communistes du Pas-de-Calais en fuite à la fin de l’année 1941, Gaston Blot était activement recherché. Du 24 au 26 décembre 1941, il participa à l’attaque de trois mairies, avant de fuir à Albert (Somme) car la traque des policiers français se faisait plus pressante.
Alors qu’il était cerné en compagnie d’Émile Lesage, il abattit un officier de la Feldgendarmerie avant d’être arrêté le 29 décembre 1941. Emprisonné à Amiens,le tribunal militaire allemand de la ville FK 580 le condamna à mort le 27 janvier 1942. Gaston Blot fut exécuté à la citadelle d’Amiens le 7 février 1942 à 17 h 30.
Reconnu Mort pour la France (AC 24924), son nom est gravé sur la plaque commémorative 1939-1945 dans l’hôtel-de-ville Bruay et sur celle de la Compagnie des mines de Bruay à La Buissière.
Dans sa dernière lettre adressée à sa mère, Gaston Blot écrivait : « J’aime mieux mourir debout que mourir à genoux. Il faut vaincre ou mourir. »
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Pas-de-Calais, M 5022/2. — Arch. DAVCC (notes T.Pouty) . — Liberté, 5 novembre 1944. — Jean-Marie Fossier, Zone interdite, Éditions sociales, Paris, 1977, p. 294. — MémorialGenweb.

Alain Petit

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