Né le 15 novembre 1897 à Amilly (Loiret), fusillé comme otage le 22 octobre 1941 à Châteaubriant (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; imprimeur ; militant communiste ; résistant ; conseiller municipal.

Plaque sur le site de Châteaubriant
Fils d’Auguste Tellier, cantonnier, et d’Alphonsine Bardou, sans profession, Raymond Tellier, engagé volontaire en 1916, devint ouvrier imprimeur après la Première Guerre mondiale et s’installa à son compte à Amilly, où il fut élu conseiller municipal communiste en mai 1929 et mai 1935. Son imprimerie était alors installée au 19 de la rue du Loing, à Montargis. Il s’était marié le 3 mars 1923 à Montargis avec Germaine Lioret. Le couple n’eut pas d’enfants et, lorsque éclata la Seconde Guerre mondiale, Raymond Tellier était veuf.
Militant communiste, il était membre d’une organisation communiste clandestine de propagande. Arrêté le 8 février 1941 par la police française à Montargis, à la suite de l’apposition de papillons communistes sur les murs de la ville, Raymond Tellier fut interné jusqu’au 12 juin, avec l’instituteur Raymond Laforge.
Les deux hommes arrivèrent ensemble au camp de Châteaubriant (camp de Choisel) le 13 juin 1941 et firent tous deux partie du groupe des « vingt-sept fusillés de Châteaubriant », qui ont été fusillés, le 22 octobre 1941, comme otages en représailles au meurtre de Karl Hotz, à Nantes.
Son nom figure sur des plaques commémoratives à Montreuil (Seine-Saint-Denis) et à Amilly. Raymond Tellier repose au cimetière d’Amilly.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, dossier VIII (Notes Thomas Pouty). – A. Gernoux, Châteaubriant et ses martyrs, Nantes, Éd. du Fleuve, 1946. – Lettres des fusillés de Châteaubriant, Amicale des anciens internés patriotes de Châteaubriant, 1954 (icon.). – F. Grenier, Ceux de Châteaubriant, Éd. Sociales, 1967 (icon). – Renseignements ministère des Anciens Combattants. – Mémorial GenWeb. – État civil.

Iconographie
ICONOGRAPHIE : Lettres des fusillés de Châteaubriant, Amicale des anciens internés patriotes de Châteaubriant, 1954. — F. Grenier, Ceux de Châteaubriant, Éd. sociales, 1967.

Claude Pennetier, Julien Lucchini

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