Né le 27 février 1908 à Roubaix (Nord), fusillé comme otage le 31 mars 1942 à Lille (Nord) ; employé, puis journaliste ; militant communiste ; résistant.

Fils d’Henri Terryn, apprêteur, et de Marguerite Doolaeghe, ménagère, Henri Terryn entra à l’âge de seize ans dans une maison de négoce, où il apprit l’allemand, l’anglais et l’espagnol. Membre du Parti communiste depuis 1932, il fut appelé à Paris en 1934 comme rédacteur à l’Humanité. En 1939, il était l’un des attachés du quotidien communiste à la Chambre. Il s’était marié le 6 juin 1931 à Roubaix avec Marie, Thérèse Debouvry et était père d’un enfant.
Mobilisé en septembre 1939, démobilisé après l’invasion de mai 1940, Henri Terryn se mit en rapport avec Louis Lallemand pour reconstruire le Parti communiste à Roubaix dans la clandestinité. Chargé de la diffusion des tracts et de L’Enchaîné, il fut arrêté le 3 juillet 1941 par le commissaire Darlet et remis à la Gestapo. Incarcéré à Loos-lès-Lille pendant six mois, torturé, il fut ensuite transféré au centre d’otages de la rue Négrier à Lille, puis à Louvain (Belgique). Selon les archives de la DAVCC, il avait été incarcéré au fort du Vert-Galant, à Wambrechies. Ramené à Lille le 31 mars 1942, il y a été fusillé le soir même. Si l’on en croit les archives de la DAVCC, Henri Terryn avait été désigné comme otage par les autorités allemandes, qui le fusillèrent comme tel à Wambrechies, en représailles à l’attentat du 26 mars contre la voie ferrée Arras-Lille.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII dossier 3 (Notes Thomas Pouty). – Liberté, 7 décembre 1944. – Notes Julien Lucchini et Barbara Bonazzi. – État civil.

Yves Le Maner

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