Née le 16 juillet 1919 à Senones (Vosges) ; guillotinée le 11 mai 1944 à Cologne (Allemagne) ; ouvrière du textile ; militante syndicaliste CGTU, puis CGT ; militante communiste ; résistante.

Fille de Lucie Vigneron, sans profession, et nièce de Jeanne Vigneron, Solange Vigneron, ouvrière du textile, adhéra en 1935 à la section CGTU de Senones et au Parti communiste. Avec sa tante, secrétaire de l’UD-CGT, elle anima la grève des usines Boussac d’avril à juin 1936.
Solange Vigneron n’avait que dix-sept ans lorsqu’elle devint secrétaire adjointe du syndicat CGT du Textile de Senones. Elle créa dans cette ville un cercle de l’Union des jeunes filles de France.
Après la signature du Pacte germano-soviétique, Solange Vigneron demeura au PC et participa aux diffusions de journaux et tracts clandestins dès juillet 1940. Elle dirigea alors le PC clandestin à Senones, puis devint, en septembre 1941, responsable interrégional des Jeunesses communistes pour sept départements et agent de liaison de l’état-major régional FTP.
Recherchée, Solange Vigneron fut arrêtée à Nancy le 23 avril 1942 par la police française et livrée à la Gestapo. Torturée à la prison Charles III de Nancy, elle ne livra aucun renseignement. Elle fut alors transférée à Paris puis à Aix-la-Chapelle où elle fut condamnée à la peine de mort. Elle attendit l’exécution plusieurs mois à la prison de Cologne, donnant des preuves de son courage et réconfortant ses codétenues. Solange Vigneron fut décapitée à Cologne le 11 mai 1944. Elle fut inhumée solennellement à Senones le 6 janvier 1949.
Sources

SOURCE : RGASPI, 495 270 220, autobiographie, 1938, AS. &#8212. — Les Vosges nouvelles, 1944-1949. — État civil.

Roger Martin

Version imprimable