Né le 9 septembre 1919 à Amiens, fusillé le 24 novembre 1942 à Saint-Lô (Manche) ; résistant FTPF dans la Somme puis dans la Manche, responsable régional dans la Manche.

Fausse carte d’identité de Maurice Arthur Lemaire, au nom de Muller
Communiqué par Martine Reby Hinard
Arch. Dép. Manche, affaire Jurczyszyn, 1580W 2.
Cliché Gérald Bloncourt
Fils d’Alice Lemiure et de Maurice, Joseph Lemaire, traminot, militant communiste, Maurice Lemaire s’était engagé dans les rangs FTP et amena son père à rejoindre les rangs de la Résistance quand ce dernier fut libéré du camp de Saint-Paul-d’Eyjeaux (Haute-Vienne).
Traqué par la police, il dut quitter la Somme avec son père en février 1942. Devenu responsable régional dans la Manche, Maurice Lemaire fut arrêté avec son père lors d’un rendez-vous dans la maison des gardes-barrières de Trelly, près de Coutances. Encerclés par la brigade mobile de la police de Rouen, ils réussirent à s’échapper et se réfugier dans une grange à Quettreville. Dans leur fuite, Maurice Lemaire fils fut blessé par balle à la cheville. Dénoncé par le fermier, il fut arrêté par la Gestapo avec son père et incarcéré à la prison de Cherbourg. Accusé « d’avoir commis des actes de sabotage, d’avoir incité à des actes de violence contre l’armée allemande, d’avoir commis des actes de violence armée contre la police, d’appeler les Français à soutenir les Anglais en cas de débarquement », il fut condamné avec son père Maurice, Joseph Lemaire et onze autres résistants à la peine de mort par le tribunal militaire allemand FK 722 de Saint-Lô.
Il a été fusillé le 24 novembre 1942 à 6 h 54.
Son frère, Charles a été fusillé le 2 août 1943 à Amiens et son jeune frère Arthur, a été tué dans la libération d’Amiens.
lls reposent tous les quatre dans le Carré de corps restitués du cimetière Saint-Acheul dit "ancienl", allée des Benoites à Amiens.
L’ancien chemin des Épinettes où la famille Lemaire résidait à Amiens fut rebaptisé rue des Quatre Lemaire.une plaque commémorative indique leurs noms,qui sont également gravés sur la plaque "Aux habitants du quartier Beauvais-Chateaudun reconnaissants" et sur le monument aux morts.
Sources

SOURCES : J. Quellien, Résistance et sabotages en Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Corlet, 1992. – Gérald Maisse, Occupation et résistance dans la Somme, 1940-1944, Abbeville, Éd. Paillart, 2005.

Julien Cahon

Version imprimable