Né le 13 avril 1926 à Sens (Yonne), fusillé le 19 mai 1944 au camp d’Auvours à Champagné (Sarthe) ; facteur des postes ; militant communiste ; résistant FTPF.

Rue Famille Cachon à Sens
Célibataire, facteur des postes, Serge Cachon appartenait à une famille ouvrière communiste de Sens. Son père Paul Cachon était serrurier ajusteur puis agent des lignes PTT muté à la fin de l’année 1939 au Mans (Sarthe) ; sa mère, Marcelle Gauthier, travaillait comme métallurgiste.
La famille participait à la Résistance. Le père, arrêté au Mans en mars 1943, mourut en déportation à Orianenbourg ; la mère, Marcelle Cachon, et ses deux fils Marc Cachon, typographe, et Serge, membres des Jeunesses communistes, ainsi que quatre jeunes militants communistes du groupe FTPF Delaunay, Michel Ribault, Pierre Guédou, Marcel Le Du, Jean Bamas, furent arrêtés le 21 janvier 1944 par la police française (Section des affaires politiques d’Angers) puis incarcérés à la prison du Vert-Galant au Mans. Des perquisitions chez la famille Cachon amenèrent la découverte de cachets de la mairie d’Yvré-l’Évêque, de listes de collaborateurs, d’une fausse carte d’identité, d’un carnet de notes où figurait notamment un rendez-vous prévu le 25 janvier avec « Raymond » Serge Chrétien, peintre en voiture de la région parisienne, commandant de la subdivision ouest des FTPF, devant le monument aux morts d’Angoulême. Condamnés à mort le 19 mai 1944 par le tribunal allemand FK 555 du Mans, pour « actes de franc-tireur, participation à des attentats contre des militaires allemands et sabotages », les jeunes communistes avaient organisé des opérations de récupération de cartes et de tickets d’alimentation dans les mairies des environs et participé, semble-t-il, à l’attentat contre le train rapide Paris-Brest. Les frères Cachon, Pierre Guédou, Michel Ribault et Marcel Le Du ont été fusillés le jour même de leur condamnation, à Champagné, camp d’Auvours, dans la Sarthe. Leurs corps, enterrés sans inscription, n’ont jamais été retrouvés.
Marc* et Serge Cachon furent décorés, à titre posthume, de la Médaille militaire, de la Croix de guerre avec palmes, de la Médaille de la Résistance et de la Médaille des Combattants volontaires de la Résistance.
À Sens, une rue porte le nom de la famille Cachon, « martyrs de la Résistance », une plaque honore la famille Cachon à la permanence CGT, rue Pasteur, leurs noms ont été gravés sur le monument aux morts cantonal d’arrondissement, et à Auxerre, sur le monument aux fusillés et déportés.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Presse locale de Sens. – Dossier communiqué par la famille. – Mémorial GenWeb.

Annie Pennetier, Claude Pennetier

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