Né le 18 juin 1914 à Châteaumeillant (Cher), fusillé le 7 octobre 1943 à Bourges (Cher) ; cafetier ; militant socialiste ; résistant.

Maurice Tapissier
Musée de la Résistance du Cher
Célibataire domicilié à Saint-Amand-Montrond (Cher), Maurice Tapissier, militant socialiste, était un prisonnier de guerre rapatrié. Avec Jean Pommier et Fernand Duruisseau, il suivit les consignes du Comité d’action socialiste (CAS) pour l’entrée des militants socialistes à Libération-Sud. Avec Émile Rozet, il battit le rappel des militants et devint chef du goupe de Libération-Sud de Saint-Amand, réseau Action R6. Après les parachutages de juillet 1943, un important stock d’armes parachutées fut trouvé par la Sipo-SD, qui connaissait les résistants grâce à l’agent double Roger Picault (« Risler » pour la Gestapo), de Dun-sur-Auron ; celui-ci fournissait des informations aux Allemands depuis le début de l’année. Une vingtaine d’arrestations commença le 3 août ; l’agent français de la Gestapo de Bourges Pierre Paoli vint en personne à Saint-Amand le 10 août arrêter Maurice Tapissier et Marcel Guillemet, qui subirent des tortures de la part du « sinistre Paoli », surnommé aussi « le monstre ». Maurice Tapissier subit la torture à l’électricité.
Le tribunal allemand FK 776 de Bourges le condamna à mort le 6 septembre 1943. Il a été fusillé le 7 octobre 1943 à Montifaut, polygone de Bourges avec ses huit camarades. (Voir Fernand Duruisseau.)
Il fut inhumé au cimetière Saint-Lazare, fosse 837.
Son nom figure sur la stèle commémorative des fusillés de Montifaut.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII 4, B VII (Notes Thomas Pouty). – Notes Maurice Renaudat. – Musée de la Résistance du Cher.

Claude Pennetier

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