Né le 7 août 1883 à Paris (XIXe arr.), fusillé le 26 février 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; ordonnateur des pompes funèbres.

Fils de Charles et de Bertha, née Mamès, épiciers, Maurice Hammel épousa à Charlottenburg (Allemagne) le 26 août 1911 Alice Barbeaux, née en août 1890 ; le couple eut une fille. À partir de 1928, il vécut séparé de sa femme. Il demeurait depuis 1936 avec une amie 1 rue Pleyel à Paris (XIIe arr.). Pendant la guerre il se fit recenser comme « Juif ». Cependant l’abbé Stock le signale comme protestant. En février 1942, des membres de l’armée d’occupation se présentèrent à leur appartement, et lors de la perquisition un revolver fut saisi.
Jugé le 20 février 1942 par le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.), il fut condamné à mort pour « détention d’armes ». Le 26 février 1942, Maurice Hammel fut passé par les armes au Mont-Valérien. Il fut inhumé au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne). Mise hors de cause, son amie fut libérée trois mois plus tard et quitta aussitôt le logement.


L’abbé Franz Stock l’évoque dans son Journal de guerre :
« Jeudi 26.2.42
Doivent être fusillés : Wisermann, Hammel, Nicolai le 1er à Fresnes, les autres au Cherche-Midi. Le 1er, Père blanc (novice ?), Anglais, partit pour Fresnes, mais fut gracié au dernier moment, alors que le conseiller au tribunal militaire allemand lui avait déjà lu la sentence. Partis de là pour Cherche-Midi. Nicolai, était catholique, bonne confession, communia, pensa avant tout à ses deux filles, en particulier à la plus âgée, la plus jeune est chez les sœurs, 1, rue Milan. Hammel était protestant, le pasteur Peters est venu, je suis parti dans ma voiture avec Nicolai, 51 ans, enterré à Ivry - 39e, 2e ligne n°3. »
Sources

SOURCES : Arch. PPo., 77W 532. – DAVCC, Caen, fusillé Boîte 5, Liste S 1744-122/42 (Notes Thomas Pouty). – Site Internet Mémoire des Hommes. – État civil (XIXe arr.). — Franz Stock, Journal de guerre. Écrits inédits de l’aumônier du Mont Valérien, Cerf, 2017, p.68.

Daniel Grason

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