Né le 2 octobre 1879 à Vesoul (Haute-Saône), fusillé comme otage le 16 septembre 1941 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; retraité.

Fils de Daniel, négociant, et de Seurette, née Bloch, Léon Blum épousa Jeanne Dreyfus le 22 septembre 1910 en mairie de Besançon. Divorcé, il se remaria avec Alice Cahen le 16 décembre 1921 en mairie du XVIe arrondissement. Le couple demeura dans l’arrondissement, 24 quai Louis-Blériot. Léon Blum faisait ses commissions dans son quartier, et il ne dissimulait pas ses sentiments anti-allemands.
La police allemande se présenta au domicile de Léon Blum le 18 août 1941. Absent, il fut convoqué dans un service de la police allemande à l’hôtel des Terrasses, avenue de la Grande-Armée. Il répondit à la convocation dès le lendemain, et fut accusé de tenir des propos désobligeants à l’égard des Allemands dans un café du quai Louis-Blériot, d’avoir chanté une chanson patriotique chez le crémier de la rue Gros. Il s’inscrivit en faux contre ces accusations. Le crémier, également convoqué, adopta la même attitude et il fut relaxé. Léon Blum, lui, fut incarcéré à la prison de Fresnes, puis interné au camp de Drancy (Seine, Seine-Saint-Denis) réservé aux Juifs.
Les 6, 10 et 11 septembre, trois militaires allemands essuyèrent des coups de feu sur les Champs-Élysées et le trésorier général Knop reçut un coup de matraque. Les autorités d’occupation décidèrent de fusiller dix otages le 16 septembre 1941 au Mont-Valérien. Le lendemain Le Matin publia un « Avis » avec les noms, accompagnés d’un texte du journal collaborationniste qui relevait que parmi les dix hommes qualifiés de « communistes » il y avait « cinq juifs », dont Léon Blum.
Son nom est gravé sur la cloche commémorative du Mont-Valérien.
Sources

SOURCES : Arch. PPo. 77W 4162, transmis par Gilles Morin : 77W 2349. – Arch– DAVCC, Caen, otage B VIII dossier 2 (Notes Thomas Pouty). – Serge Klarsfeld, Le livre des otages, op. cit.Le Matin, 17 septembre 1941. – Site Internet Mémoire des Hommes. – Site Internet CDJC. – État civil, Vesoul.

Daniel Grason

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