Né le 1er octobre 1899 à Champigneulles (Meurthe-et-Moselle), fusillé le 23 août 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; chauffeur ; résistant au sein des FTPF.

Fils d’Aloïs, sujet allemand, corroyeur et de Caroline, née Herb, Étienne Oberlin épousa Yvonne Kern le 9 novembre 1926 à Champigneulles. Le couple eut six enfants et demeurait dans la ville rue Fourasse.
Pendant la guerre, la Meurthe-et-Moselle étant occupée par les Allemands, Étienne Oberlin entra dans la Résistance comme membre des Francs-tireurs et partisans (FTP). Il participa à de nombreuses actions dont des attentats par explosifs dans la région de Nancy qui était en zone interdite. Il fut l’auteur d’un attentat en gare de Nancy et d’une tentative de meurtre le 8 janvier 1943 contre un gendarme français. Il fut activement recherché, et les gendarmes l’arrêtèrent chez un couple caché dans un placard à balais avec son arme.
Incarcéré à la prison de Nancy, transféré à Fresnes, jugé le 13 mai 1943 par le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.), il fut condamné à mort pour « action en faveur de l’ennemi et activité de franc-tireur ». Étienne Oberlin fut passé par les armes le 23 août à 16 h 14 au Mont-Valérien.
Inhumé au cimetière d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne), son corps fut restitué à la famille le 18 juillet 1947. Il aurait été réinhumé à Champigneulles.
Sources

SOURCES : Arch. PPo., 77W 1231. – DAVCC, Caen, Boîte 5 / B VIII 4, Liste S 1744-138/43 (Notes Thomas Pouty). – Site Internet Mémoire des Hommes. – État civil, Arch. départ. Meurthe-et-Moselle.

Daniel Grason

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