Né le 12 février 1909 à Pantin (Seine, Seine-Saint-Denis), fusillé comme otage le 21 février 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de Seine) ; cuisinier ; communiste ou sympathisant.

Fils d’André, homme de peine, et de Marie, née Biglione, Henri Ayrald était cuisinier à la Maison de santé interdépartementale de Clermont (Oise). Il y eut une rafle de la Feldgendarmerie à l’hôtel où il habitait. Communiste ou sympathisant, peut-être détenteur d’un tract, il fut arrêté. Emprisonné le 24 août 1941 à Amiens (Somme), il comparut le 14 novembre 1941 devant le tribunal de la Feldkommandantur 580 de la ville, et fut condamné à deux ans de travaux forcés.
Henri Ayrald fut transféré à la prison de Villeneuve-Saint-Georges (Seine-et-Oise, Val-de-Marne). Le 4 février 1942, un attentat fut commis par des résistants contre un militaire allemand à Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime). En représailles, désignés comme otages, Ernest Lahaye, Charles Potel et Henri Ayrald furent passés par les armes le 21 février 1942 au Mont-Valérien.
Par courrier du 13 mars 1942 les Renseignements généraux chargèrent le commissaire de Clichy-la-Garenne (Seine, Hauts-de-Seine) de remettre la dernière lettre d’Henri Ayrald à une parente du défunt qui habitait 144 rue Martre. Henri Ayrald fut inhumé dans le carré des corps restitués aux familles, sépulture division 39, ligne 2, tombe no 66 au cimetière d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne).
Son nom figure sur le monument aux morts face à la mairie de Clermont (Oise), une rue de la ville porte son nom.
Sources

SOURCES : Arch. PPo. BA 2117, PCF carton 12, rapports hebdomadaires sur l’activité communiste pendant l’Occupation, 77W 233. – DAVCC, Caen, B VIII dossier 3 (Notes Thomas Pouty). – Site Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb. – État civil, Pantin.

Daniel Grason

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