Né le 3 février 1903 à Hohrod (Haute-Alsace annexée), guillotiné à Stuttgart (Wurtemberg, Allemagne) le 6 novembre 1942 ; résistant communiste.

Arrêté le 22 juillet 1942 à Wintzenheim (Haut-Rhin), il fut emprisonné à Colmar, puis à Strasbourg. Premier militant communiste jugé en Alsace, il fut condamné à mort le 22 octobre 1942 par le Sondergericht de Strasbourg pour avoir écouté les radios étrangères et tenté de démoraliser des soldats allemands en adressant une lettre signée d’un faux nom à un caporal allemand inconnu combattant sur le front russe annonçant la défaite imminente de l’Allemagne et la victoire des Russes et de leurs alliés et lui suggérant de déserter. Condamné à mort pour « diffusion de fausses nouvelles et propagande défaitiste en faveur du bolchevisme », il fut exécuté le 6 novembre 1942 à la prison de Stuttgart.
Sources

SOURCES : Strassburger Neueste Nachrichten, 22 octobre 1942 – Jacques Lorraine, Les Allemands en France, Paris, Éditions du Désert, 1945, p. 251. – Marie-Joseph Bopp, L’Alsace sous l’occupation allemande, Le Puy, 1945, p. 277. – Charles Béné, L’Alsace dans les griffes nazies, t. 3, Raon-l’Étape, Fetzer, 1975, p. 173. – Jean-Laurent Vonau, Le Gauleiter Wagner, bourreau de l’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2011, p. 89-90. – Alphonse Irjud, « Pas de grâce pour les traîtres », Saisons d’Alsace, no 121, automne 1993, p. 25 (réédition, dans Alsace. La grande Encyclopédie des années de guerre, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2009, p. 969).

Léon Strauss

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