Né le 29 décembre 1892 à Riel-les-Eaux (Côte-d’Or), fusillé comme otage le 22 janvier 1942 à Dijon (Côte-d’Or) ; vendeur.

Fils de Louis Ameli, manouvrier, et d’Adienne Ponnelle, Camille Amelin était ancien sous-officier de carrière, combattant mutilé de la Première Guerre mondiale et chevalier de la Légion d’honneur. Il exerçait la profession de vendeur et était domicilié 1 rue d’Assas à Dijon. Il fut arrêté le 26 novembre 1941 comme détenteur d’armes et de munitions et condamné une première fois à cinq ans de déportation. À la suite des attentats commis à Dijon, le jugement fut cassé et il fut condamné à mort le 17 janvier 1942.
Sa femme avait envoyée une lettre au préfet de Côte-d’Or. Elle exposait le passé de militaire de son conjoint, la dénonciation faite par un voisin, et évoquait les armes de son mari qui sont soit des pistolets inutilisables, soit des souvenirs de la Grande Guerre. D’ailleurs, selon un rapport de police de l’Inspecteur Picat effectué un mois avant l’envoi de cette lettre, disait « L’intéressé [...] semble digne d’intérêt ».
Le Préfet Régional tenta même d’intervenir dans la décision. Il demanda au Chef du Militärbezirk C, le Général Von Rotberg, de l’informer de tout changement de situation et ce dernier tenta d’influer sur la décision du « Général commandant en chef des troupes allemandes ». Mais rien n’y fit.
Camille Amelin a été fusillé comme otage à Dijon le 22 janvier 1942.
Il s’était marié en juin 1919 à Auvillars-sur-Saône (Côte-d’Or) avec Marcelle Langlais.
Il est inhumé au Carré des patriotes fusillés par les Allemands à Dijon.
Il y eut un enquête policière en 1952, pour éclaircir les conditions de cette condamnation et de cette exécution.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen. – Mémorial GenWeb. – État civil. — Notes de Charles Gutierrez.

Jean-Pierre Besse

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