Né le 20 janvier 1909 à Buzancy (Ardennes), fusillé le 26 juin 1944 au fort des Ayvelles (Ardennes) ; chauffeur de route à la SNCF, résistant.

Fils de Charles Arnould, facteur des postes, et de Marie-Adéline Raze, sans profession, René Arnould, cheminot à la SNCF, au dépôt d’Amagne-Lucquy, et membre de l’équipe Plan vert des Forces françaises de l’intérieur (FFI) des Ardennes, fut arrêté avec trois de ses camarades (Georges Boillot, Lucien Maisonneuve et Robert Stadler) par la Feldgendarmerie de Rethel, après plusieurs sabotages sur voie ferrée, le 24 juin 1944. Interné à la prison de Charleville, il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Charleville (FK 684) le 26 juin (le 24 selon la Liste S 1744) et fusillé au fort des Ayvelles le même jour.
Son nom, ainsi que celui de ses camarades, sont inscrits sur la plaque commémorative 1939-1945 de la gare d’Amagne-Lucquy (Ardennes), ainsi que sur le mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).
_René Arnould obtint la mention « Mort pour la France ».
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Dernière lettre
 
11h 30.
Mes pauvres chéris, nous sommes condamnées à mort. Exécution tout de suite. Aie du courage, ma pauvre chérie. Je t’embrasse ainsi que les gosses. Ton René.
Nous avons communié. Élève les gosses le mieux que tu pourras.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, Liste S 1744. – Philippe Lecler, Ami, si tu tombes. La Résistance dans la région de Rethel 1940-1944, Langres, Éd. D. Guéniot, 2006. — Philippe Leclerc, Le temps des partisans, Éd. D. Guéniot, 2009, lettre p. 110. — État civil.

Philippe Lecler

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