Né le 21 août 1922 à La Trinité-sur-Mer (Morbihan), fusillé comme otage le 24 octobre 1941 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; marin de commerce.

Fils de Jean-Louis Audran journalier et de Marie Julienne Bothua, René Audran, domicilié à Saint-Philibert (Morbihan) s’engagea très jeune dans la marine marchande. Le bateau le « Mars » sur lequel il se trouvait fut désarmé à Bordeaux dès la déclaration de guerre. Il revint dans sa commune natale et, avec des camarades,Roger Le Borgne et Philippe Pierre Rozo décida de rejoindre l’Espagne puis l’Afrique du Nord.
Partis à bicyclette pour Nantes le 16 août 1941, ils furent arrêtés le 19 août 1941 à Montpon (Dordogne) sur la ligne de démarcation.
Interné à Libourne le 20 août 1941 puis du 22 août au 24 octobre 1941 au fort du Hâ à Bordeaux (Gironde) en compagnie de Roger Le Borgne et Philippe Pierre Rozzo, René Audran fut condamné à deux ans de prison, selon sa notice individuelle, pour avoir voulu passer en zone libre , sans papiers avec la photo du général de Gaulle dans son portefeuille.
Il a été fusillé comme otage en même temps que son camarade Roger Le Borgne en représailles à l’assassinat du conseiller supérieur Reimer de la Feldkommandantur de Bordeaux.
Pierre Rozo mourut en déportation.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen. – Henri Chassaing, Georges Durou, Hommage aux fusillés de la région bordelaise, 1941-1991, Commission d’histoire de l’Institut de recherches marxistes, 1991. — Comité du souvenir des fusillés de Souge, Les 256 de Souge, Édit. Le Bord de l’Eau, 2014.

Jean-Pierre Besse

Version imprimable de cet article Version imprimable