Né le 19 juin 1916 au Mans (Sarthe), fusillé le 28 août 1942 au stand de tir du Madrillet, Grand-Quevilly (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; cheminot ; militant communiste ; résistant FTPF.

Fils unique de Jean Béchepay, cheminot, et d’Eugénie Lailler, René Bechepay habita avec sa famille au Mans derrière la gare, au 95 rue de la Scierie. Il poursuivit, à l’école Jean-Macé, une brillante scolarité. En 1929, il entra à l’école d’apprentissage des chemins de fer. Son CAP d’ajusteur en poche, il entra au dépôt du service autorail du Mans.
Il vint en aide aux Républicains espagnols. En septembre 1936, il effectua son service militaire dans la Marine.
Lorsque la guerre éclata, René Béchepay prit part à la défense côtière comme second maître. Démobilisé en Angleterre après l’armistice de 1940, il rentra en métropole chez ses parents, après un transfert par le Maroc. Avec Robert Cloarec, il fut condamné à six mois de prison le 14 janvier 1941 pour évasion d’un « séjour surveillé ». Il travaillait au dépôt SNCF de Quatre-Mares à Sotteville-lès-Rouen avec Georges Bareau et Roger Gasnier où il participait aux actions de la résistance communiste. Dénoncé à la police allemande, il fut arrêté le 22 mai 1942 avec Robert Cloarec à leur domicile commun du 345 rue Victor-Hugo à Sotteville-lès-Rouen. Accusé de propagande, de sabotage et d’actes de terrorisme, il fut incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle de Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime). Le conseil de guerre allemand FK 517 de Rouen du 25 août 1942 le condamna à mort pour détention d’armes. Le 28 août 1942, avec Robert Cloarec, il a été fusillé puis inhumé au cimetière de Rouen Saint-Sever (Seine-Inférieure, Seine-Maritime).
Après la guerre, à la demande de son père, le corps de René Béchepay fut ramené en terre mancelle. Sa tombe, le long du mur Sud du cimetière Saint-Pavin, porte l’inscription « Mort pour la France ».
Il fut homologué au grade de sous-lieutenant FFI. En 1952, le « Comité du Souvenir René Béchepay » décida d’honorer la mémoire de ce combattant sarthois disparu dix ans auparavant. Une plaque fut alors inaugurée, le 31 août 1952, sur la maison qu’il occupait avec ses parents, au numéro 5 de la rue Henri-Barbusse, au Mans. À Sotteville-lès-Rouen, une rue honore aussi René Béchepay.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Seine-Maritime, 51 W428 Fusillés. – Joseph Estèves, 100 visages de la Résistance et de la Déportation en Sarthe, à compte d’auteur 2005. – Hommage aux fusillés et aux massacrés de la Résistance en Seine-Maritime : 1940-1944, Édité par l’Association départementale des familles de fusillés de la Résistance de Seine-Maritime, 1994. – Mémorial GenWeb.

Jean-Pierre Besse, Jean-Paul Nicolas

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