Né le 1er août 1909 à Paris (XVIIe arr.), fusillé le 26 juin 1944 au fort des Ayvelles (Ardennes) ; cheminot ; résistant.

Georges Boillot
Fils de Gustave Lucien Boillot et de Anna Bourgogne, domicilié à Coucy par Lucquy (Ardennes), Georges Boillot travaillait comme chauffeur de route à la SNCF ..Engagé volontaire dans la marine, affecté au 1er dépôt des Equipages de la Flotte, il avait le grade de quartier-maître. Il s’était marié le 30 décembre 1933 à Gattery, arrondissement de Vesoul (Haute-Saône ) avec Georgette Henry, native, en 1912, de la commune ; le couple avait un fils Claude né en 1937.
Membre de l’équipe Plan Vert, il fut arrêté avec trois de ses camarades par la Feldgendarmerie de Rethel, après plusieurs sabotages sur voies ferrées, le 24 juin 1944. L’équipe Plan Vert de la gare d’Amagne-Lucquy, auteur de plusieurs sabotages sur la ligne Reims-Charleville, se composait, en juin 1944, de trois cheminots – Robert Stadler, René Arnould, Georges Boillot – et du jeune Charles Imard. Le 24 juin, la police allemande plaça la gare sous la surveillance de deux jeunes membres du groupe d’action du Bureau de placement allemand, officine de la Gestapo. Un sabotage était prévu cette nuit-là. Charles Imard étant absent, les trois cheminots s’adjoignirent un des leurs, Lucien Maisonneuve, novice en la matière. Le sabotage fut un échec, mais les quatre hommes, repérés, furent arrêtés au domicile de René Arnould. Condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Mézières (FK 684), le 26 juin 1944 pour "détention d’armes et d’explosifs", Georges Boillot a été fusillé le même jour avec René Arnould, Lucien Maisonneuve et Robert Stadler.
Son nom, ainsi que celui de ses camarades sont inscrits sur la plaque commémorative 1939-1945 de la gare d’Amagne-Lucquy, ainsi que sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes).
Il a été reconnu Mort pour la France puis Interné résistant IR le 6 septembre 1952.
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Dernière lettre
 
11h 30.
Mes biens chers, nous avons encore 10 minutes pour écrire. Sommes condamnés à mort. J’ai bien pensé à vous ces deux derniers jours, et m’en veux de vous laisser tout seuls. J’ai communié à l’aumônerie militaire, cela te fera plaisir. Bon courage, ma Gette. Elève bien le petit Claude. Je vous adore et vous envoie mes derniers baisers. Baisers à mes parents et aux tiens. Et surtout du courage. Adieu.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, Liste S 174, 21P 427597. – Philippe Leclerc, Ami, si tu tombes. La Résistance dans la région de Rethel 1940-1944, Langres, Éd. D. Guéniot, 2006. – Philippe Leclerc, Le temps des partisans, Éd. D. Guéniot, 2009, lettre p. 110. — Site ardennetiensferme.

Jean-Pierre Besse, Philippe Lecler

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