Né le 19 septembre 1923 à Monthermé (Ardennes), fusillé le 4 mai 1944 au champ de tir de Biard près de Poitiers (Vienne) ; manœuvre ; résistant FTPF.

Jean Fritsch
Archives privées Viviane Favreau
Jean Fritsch, fils d’un père peintre, célibataire, résidait à Saint-Maixent-l’École (Deux-Sèvres).
Il fut un membre actif du groupe FTPF de Saint-Maixent-l’École placé sous l’autorité de Charles Coutant. À la fin du mois de décembre 1943, il s’engagea avec quelques-uns de ses camarades (Henri Batonnier, Roland Bernier, René Proust, etc.) dans un groupe FTPF de la Vienne dit groupe de Champigny-le-Sec où il participa à de nombreux sabotages contre les intérêts ennemis. Le 23 février 1944, il participa au sabotage du train de marchandises reliant Poitiers à Tours au niveau de Jaunay-Clan (Vienne). Le 11 mars suivant, avec Henri Batonnier, Jean Fritsch, Maurice Guelen et René Proust, il sabota, à Ligugé (Vienne), les voies ferrées en déboulonnant les rails, provoquant le déraillement d’un train de marchandises allemand composé de cinquante wagons. Il participa au déraillement de l’express Paris-Irun dans la nuit du 17 au 18 mars suivant.
Les investigations de la Section des affaires politiques de Poitiers, dirigée par le commissaire Rousselet, aboutirent à une série d’arrestations en chaîne. Jean Fritsch fut cueilli dans sa planque à Champigny-le-Sec (Vienne) le 24 mars 1944, au domicile de Jacques Delavault, avec Henri Batonnier. Dans la grange de la ferme, des armes, des munitions et des clés destinées au déboulonnage des rails furent retrouvées. Interné à la prison de la Pierre-Levée (Poitiers, Vienne) jusqu’à son procès, il fut condamné à mort le 4 mai 1944 par le tribunal militaire allemand de Poitiers (FK 677). Il a été fusillé le même jour sur le champ de tir de Biard avec ses camarades Henri Batonnier, Roland Bernier, Charles Plessard et René Proust. Il fut inhumé au cimetière de Vouneuil-sous-Biard.
Son nom est inscrit sur le monument érigé à la mémoire des 128 fusillés sur le champ de tir de Biard, sur le monument aux morts de Monthermé et sur une plaque située à Saint-Maixent-l’École.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen. – Arch. Dép. Vienne, 1921W8 et 1921W7. – Au nom de la Résistance, hommage aux 128 fusillés, coll. Centre régional « Résistance & Liberté » et MIMC Office national des anciens combattants Vienne, Poitiers, 2013.

Virginie Daudin

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