Né le 21 février 1911 à Marennes (Charente-Inférieure, Charente-Maritime), fusillé le 11 janvier 1944 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) suite à une condamnation à mort ; monteur de lignes aux PTT ; résistant ; membre des réseaux CND-Castille, Centurie, Honneur et Patrie et de France Alerte, ainsi que de Libération-Nord en Charente-Maritime.

Robert Etchebarne était le fils de Jean, préposé aux douanes et d’Alice Dumène, secrétaire. Titulaire du certificat d’études primaires, il effectua son service militaire dans l’infanterie coloniale puis se maria dans sa commune natale le 30 octobre 1933 avec Jeanne Poirier. Il était père de deux filles.
Blessé en 1940, Robert Etchebarne était un des compagnons de lutte du colonel Lisiack. Dans les années 1941 et 1942 ; il fut résistant dans les Deux-Sèvres au sien de CND-Castille puis de Libération Nord. Membre du réseau Centurie, sous le pseudonyme Bailly, il en fut responsable dans les Deux-Sèvres puis travailla dans l’île d’Oléron. Il était domicilié à Saint-Pierre-d’Oléron. Responsable du groupe de Dolus, en relation avec Pierre Wiehn, il devint agent de liaison des groupes Centurie et Honneur et Patrie qu’il avait rejoint, son métier lui facilitant les déplacements. Il collectait des renseignements sur le dispositif allemand dans l’île. Il participa avec l’équipe Chotard au parachutage réalisé le 15 août au Pont de la Bergère sur la commune de Saint-Just (Charente-Inférieure, Charente-Maritime). Une partie des armes lui était destinée.
Il fut arrêté le 21 octobre 1943 par la police allemande, avant que le problème du transfert des armes dans l’île d’Oléron ne soit résolu. Son poste de TSF fut saisi. Interné à la prison de Rochefort (Charente-Inférieure, Charente-Maritime), puis au fort du Hâ (Bordeaux, Gironde), il fut jugé par le tribunal militaire allemand FK 540 de La Rochelle (Charente-Inférieure, Charente-Maritime) déplacé à Bordeaux (Gironde) qui le condamna à la peine de mort, ainsi que vingt autres membres du mouvement Honneur et Patrie.
Au matin de leur exécution, le 11 janvier 1944, les condamnés ont quitté leurs cellules au fort du Hâ en chantant la Marseillaise. Son décès fut enregistré à Saint-Jean-d’Illac (Gironde).
Il fut homologué sous-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur en avril 1948.
Une rue de Marennes porte son nom ainsi qu’une rue de Saint-Pierre-d’Oléron.
Sources

SOURCES : SHD, DIMI, Bureau Résistance, dossier 16P212108. — Fédération de la Résistance de la Charente-Maritime, La Résistance en Charente-Maritime, CD Rom, AERI, 2010. — Honneur et Patrie, brochure de l’ONACVG de la Charente-Maritime, sans date. — Site de Souge. — État civil.

Jean-Pierre Besse

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