Né le 30 août 1920 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), fusillé le 24 novembre 1942 au champ de tir du Madrillet, Grand-Quevilly (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; architecte arrêté pour espionnage à Saint-Malo.

Victime d’un piège de la Sipo-SD, Maurice Bachelot remit à un Allemand (se déclarant Anglais) les plans complets de la défense de Saint-Malo. Arrêté et torturé, il a été fusillé le 24 novembre 1942 à Grand-Quevilly (selon Claude-Paul Couture).
« Fusillé comme espion, selon la liste mémorial Seine-Inférieure : avait livré à un Allemand camouflé en Anglais, les plans complets de défense de Saint-Malo (Le Grand Bé et l’aérodrome de Dinard Pleurtuit). On ne trouve aucune mention de son réseau dans le dossier dû à méconnaissance de la situation et des droits par sa famille. »
Selon le site Mémorial GenWeb, travaillant pour l’architecte Yves Hemar, il avait, sur un plan, indiqué l’emplacement des blockhaus et de la DCA, dont Saint-Malo était équipé par l’occupant. Il devait confier ces précieux documents à un passeur, charge à ce dernier de les remettre ensuite aux forces alliées. Maurice Bachelot fut dénoncé par une commerçante malouine. Arrêté, emprisonné, puis transféré au Grand-Quevilly près de Rouen, il fut le premier fusillé malouin de 39-45.
Maurice Bachelot fut arrêté le 3 octobre 1942. Le jugement du tribunal de la Kriegsmarine de Saint-Malo, le 24 octobre 1942, le condamna à mort pour espionnage. Puis il a été fusillé un mois plus tard à Rouen-Grand-Quevilly au champ de tir du Madrillet. Les causes de ce transfert de Saint-Malo à Rouen restent obscures. Maurice Bachelot n’avait que vingt-deux ans.
« Mort pour la France », Maurice Bachelot figure sur le monument aux morts de Saint-Malo ainsi que sur l’une des 76 plaques portant le nom des fusillés du champ de tir du Madrillet, Grand-Quevilly.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen. – Mémorial GenWeb : Bachelot Maurice notice du 30 novembre 2013, signée Claude Richard. – Hommage aux fusillés et aux massacrés de la Résistance en Seine-Maritime. 1940-1944, édité par l’Association départementale des familles de fusillés de la Résistance de Seine-Maritime. 1994, Éd. EDIP, Saint-Étienne-du-Rouvray.

Jean-Paul Nicolas

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