Né le 16 avril 1899 à Calais (Pas-de-Calais), fusillé le 25 septembre 1942 au stand de tir du ministère de l’Air à Paris (XVe arr.) ; plombier.

Frédéric Bediez
Fils d’Eugène, tulliste, et de Louise, née Mouchon, Frédéric Bédiez épousa Lucienne Darcy le 28 février 1920 à Calais ; le couple eut trois enfants. Il exerçait le métier de plombier et poseur de tuyaux à la Société d’entreprises et de canalisation, 145 avenue de Saint-Ouen (XVIIe arr.). La famille vivait 34 rue Mazarine à Paris (VIe arr.), son épouse était concierge. Lors de travaux dans les égouts, il trouva des pistolets et des revolvers ainsi que des munitions qu’il entreposa à son domicile.
Son épouse ne supportant plus les mauvais traitements et craignant pour sa vie du fait de la présence d’armes se présenta la 8 août 1942 au commissariat de police du VIe arrondissement et le dénonça. Une perquisition eut lieu immédiatement, dans une chambre au 6e étage et dépendant de la loge, où furent saisis cinq pistolets et deux revolvers ; cinq armes ne portaient pas de numéro. Aucun document n’étant découvert, Frédéric Bédiez déclara qu’il avait trouvé armes et munitions dans les égouts.
Mis à la disposition des inspecteurs de la BS2, il fut interrogé dans les locaux des Brigades spéciales à la préfecture de police. Interné au Dépôt, puis au Cherche-Midi (VIe arr.), prison administrée par les occupants, il comparut le 21 septembre 1942 devant le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.), il fut condamné à mort pour « détention d’armes ». Frédéric Bédiez fut passé par les armes le 25 septembre 1942, son acte de décès fut transcrit à la mairie du XVe arrondissement le 23 janvier 1943. Son inhumation eut lieu dans le carré des corps restitués aux familles 39e division située avenue de l’Est à Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne).
Lucienne Bédiez arrêtée à la Libération fit l’objet d’une information de la cour de justice de la Seine, information classée définitivement le 25 juin 1945. Selon une enquête policière, Frédéric Bédiez était en relation avec un groupe de résistants. La mention « Mort pour la France » fut portée sur l’acte de décès de Frédéric Bédiez le 2 mars 1946.
Sources

SOURCES : Arch. PPo. PCF carton 13 rapports hebdomadaires sur l’activité communiste pendant l’Occupation, 1W 0598, GB 172. – DAVCC, Caen, Boîte 5/B VIII dossier 3 (Notes Thomas Pouty). – Mémorial GenWeb. – Arch. Dép. Pas-de-Calais, 2MI ECR 193A/13. – État civil.

Daniel Grason

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