Né le 9 mars 1914 à Paris (XIe arr.), fusillé par condamnation le 15 février 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; ébéniste et métallurgiste ; militant communiste ; résistant Front national et FTPF de la région parisienne.

Les fusillés de Villejuif
copyright Pierre Cardon
Fils d’un peintre, Émile Bachet, sans doute décédé pendant la Première Guerre mondiale, Robert Bachet fut adopté par la Nation en juillet 1919. Titulaire du certificat d’études primaires, il adhéra aux Jeunesses communistes puis, après son service militaire, au Parti communiste. Domicilié dans le XXe arrondissement, il était secrétaire d’une cellule communiste chez Panhard et Levassor en 1939.
Mobilisé en août 1939, Robert Bachet fut prisonnier de guerre en 1940 puis libéré en juillet 1941. Contacté par Léon Marchandise, il passa dans la clandestinité et, en juillet 1942, devint responsable politique du parti pour la région P2 (Nord de Paris sauf XVIe, XVIIe et VIIIe arr.). Il formait le triangle avec Roger Sandré (masses) et Roland Lecoutre (organisation). Sous les ordres d’Henri Varagnat, il était en contact avec Adrien Vanderheyden.
Il fut arrêté le 13 octobre 1942, boulevard Brune, par les Brigades spéciales de la police parisienne, dans le cadre de l’affaire Varagnat-Kieffer-Briquet après une série de filatures qui lui échappèrent. Il habitait alors à Villejuif (Seine, Val-de-Marne) et à Paris (XIVe arr.). Emprisonné à Fresnes, condamné à mort par le tribunal allemand du Gross Paris le 4 février 1943 pour acte de franc-tireur (FN, FTP secteur Sud de Paris ; protection à la manifestation de la rue de Buci le 31 mai 1942 ; recherche d’armes légères ; sabotages à Ivry-sur-Seine), il a été fusillé le 15 février 1943 avec quatre autres détenus dont Adrien Vanderheyden. Un autre accusé, Roland Lecoutre, fut déporté en avril 1943.
L’épouse de Robert Bachet, née Marie Lanoë le 6 mars 1917 à Guyomard (Morbihan), fleuriste, fut également arrêtée le 13 octobre 1942. Elle habitait Courbevoie en 1946. Le couple avait une fille, Éliane, née en 1940. Cette dernière fit les démarches et obtint pour son père la mention « Mort pour la France », en août 1947, Interné Politique (IP) en octobre 1963 puis Interné Résistant (IR) en mars 1970.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, 21P420 248 (Notes Annie Pennetier) et Boîte 5, Liste S 1744 (Notes Thomas Pouty). – Arch. PPo, BS2, GB110. – Arch. Musée de la Résistance. – État civil.

Jean-Pierre Besse, Annie Pennetier, Claude Pennetier

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