Né le 26 août 1922 à Compiègne (Oise), fusillé le 12 octobre 1941 à Angoulême (Charente) ; ouvrier mouleur à la fonderie d’État de Ruelle-sur-Touvre (Charente) ; le premier fusillé charentais de la Résistance.

Fils de Jean et de Marie Séchère, Jean Labregère était célibataire.
Ouvrier d’État, il décida avec son camarade Jean-Jacques Rivière d’incendier, le 21 septembre 1941, un dépôt de paille entreposé en gare d’Angoulême. Pris en flagrant délit par une sentinelle, il fut arrêté.
L’annonce publiée dans le journal L’Œuvre pour annoncer son exécution indique que, surpris par une patrouille allemande, il avait alors sorti un pistolet chargé. Il est enfin noté qu’il avait caché un deuxième pistolet et plus de cent cartouches.
Il fut condamné à mort le 7 octobre 1941 par le tribunal militaire allemand de la Feldkommandantur d’Angoulême pour « possession illégale d’armes et tentative criminelle », fusillé au camp de Basseau (Les Trois Chênes) à Angoulême le 12 octobre et inhumé au cimetière de Gond Pontouvre. Jean-Jacques Rivière fut, lui, déporté.
Jean Labrégère fut déclaré « Mort pour la France ».
Il existe une rue Gontran-Labregère à Angoulême et une stèle place Mulac.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen. – Guy Hontarrède, La Charente dans la Seconde Guerre mondiale, Le Croît vif, 2004. – L’Œuvre, 14 octobre 1941. – resistancefrancaise.blogspot.

Jean-Pierre Besse, Dominique Tantin

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