Né le 25 août 1922 à Carcassonne (Aude), fusillé le 27 juin 1944 à Castelmaurou (Haute-Garonne) ; résistant de Toulouse (Haute-Garonne) ; élève du Lycée de garçons de Toulouse puis étudiant en sciences naturelles.

Claude Charvet
Fichier de l’Association des familles de fusillés, Musée de la résistance nationale.
Claude Charvet
Archives Mémorial François Verdier
Claude Charvet était le fils de Louis, Gustave Charvet, propriétaire et de Anne, Jeanne Chaï, sans profession, âgés respectivement de vingt-huit et de vingt-quatre ans en 1922. Ses parents étaient domiciliés à Tunis. Il naquit chez son grand-père maternel, Achille Chaï âgé de cinquante-trois ans en 1922, domicilié rue des Chalets à Carcassonne et juge de paix dans cette ville.
Ancien scout (il fut routier des Scouts de France) et lycéen à Toulouse, Claude Charvet fut élève de Jean-Pierre Vernant avec qui il participa à la Résistance en Haute-Garonne dans le cadre des MUR. Après avoir passé le baccalauréat, Il étudiait la géologie à l’université.
Charvet fut aussi un agent P1 du réseau Pat O’Leary (Voir Ponzán Vidal Francisco). Adhérent de Combat, il fit partie des groupes francs de ce mouvement. En 1944, il devint, en dépit de son jeune âge, le chef adjoint des maquis pour l’ensemble de la R4.
Claude Charvet fut arrêté le 26 mai 1944 à Toulouse en même temps que Georges Pujol, inspecteur de police résistant de Montauban qui, retourné, devint un agent de la Sipo-SD et qui fut exécuté le 13 septembre 1944 après avoir été condamné à mort. Mercié et Toubiana furent également arrêtés. En effet, Charvet et Pujol, tous deux agents du "groupe d’action de la R4 Saint-Loup Cammas", furent arrêtés ensemble par la Feldgendarmerie alors qu’ils se préparaient à entrer, en automobile à Castelmaurou, venant de Roqueserières où ils avaient dissimulé un dépôt de carburants.
Charvet fit partie des 15 fusillés de Castelmaurou le 27 juin 1944 avec son ami Toubiana (Frantz) et : Noël Pruneta ; Charley De Hepcée ; Marcel Mercié, 32 ans en 1944 ; Jean Pagès, 43 ans ; Roger Cazenave, 29 ans ; Jean-Louis Belvezet, 28 ans ; Jean-Marie Ducasse, 42 ans ; Raoul Sarda, 43 ans ; Joseph Guillaut, Pierre Cartelet, Marcel Joyeux.
Jaume Soldevila était le seizième détenu de Saint-Michel qui devait être fusillé le 27 juin 1944 à Castelmaurou. Transporté dans cette localité en compagnie de Claude Charvet, de Jean-Marie Ducasse et d’un autre résistant prisonnier dont on ignore le nom, Soldevila réussit à s’échapper alors qu’il était en train de creuser sa tombe avec ses trois compagnons d’infortune.
Le corps de Charvet, exhumé dès le 29 septembre 1944, fut identifié ainsi que ceux de dix des quinze fusillés.
La stèle érigée dans le bois de la Reulle, à l’écart de Castelmaurou, qui conserve le souvenir des fusillés du 27 juin 1944, attribue à Charvet le prénom de "Jean" : c’était son second prénom, d’usage non courant. La mention marginale qui figure sur son acte de naissance indique bien qu’il décéda à Castelmaurou sans signaler s’il fut déclaré "mort pour la France".
Voir : Lieu d’exécution : Castelmaurou (Haute-Garonne), fusillés sommaires du Bois de La Reulle (ou Reule)
Sources

SOURCES : Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Toulouse, dossier Castelmaurou, extraits de la déclaration (1er septembre 1944) de Georges Pujol, agent de Sipo-SD après son arrestation. — Vies de résistances, document annexe à la préparation du concours de la résistance et de la déportation 2011, Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne, conseil général de la Haute-Garonne, Toulouse, 2011, 20 p. — Le Petit journal, édition Toulousain, 23 juillet 2014. — Michel Goubet, "Le service régional des maquis des MUR", "La Résistance des jeunes", in La Résistance en Haute-Garonne, CDROM, AERI. — Site Internet , Archives Mémorial François Verdier*, consulté le 2 mai 2016. — État civil de Carcassonne.

André Balent

Version imprimable