Né le 31 mars 1894 à Paris, fusillé le 7 avril 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; ingénieur au Port autonome du Havre ; résistant au sein du groupe Morpain (futur réseau L’Heure H).

Georges Pïat
SOURCE : LEBAS Pierre, Le Havre.
Marié et père d’un enfant, Georges Piat résidait au Havre.
Contacté par Gérard Morpain, il fit partie des membres fondateurs du groupe de Résistance et entra dans le groupement au mois de septembre 1940 et ce jusqu’au 8 juillet 1941, date de son arrestation. Membre actif, sous le pseudonyme Franklin, il fut le chef trentainier du groupe Port et chef du groupe Bourse. Ses activités furent paramilitaires et concernèrent également le renseignement. En effet, du fait de son activité professionnelle, Georges Piat fournit une documentation technique des travaux portuaires effectués par l’ennemi. Il renseigna le groupement sur les mouvements de la marine allemande. Toutes ces informations furent ensuite transmises à Londres (convention Lahire).
Suite à une dénonciation et à un piège tendu au groupement par les autorités allemandes au début du mois de juin 1941, vingt-cinq des membres du groupe Morpain furent arrêtés dont Gérard Morpain, Robert Roux, Georges Piat et René Brunel. Le 8 juillet 1941, les autorités allemandes vinrent arrêter Georges Piat à son domicile, rue Jules-Simon ou rue Jules-Homond, pour « intelligence avec l’ennemi et espionnage » (des documents d’ordre militaires ayant été perquisitionnés chez lui). Emprisonnés au Havre puis à Rouen, tous les prisonniers furent transférés à Paris à la prison de la Santé.
À la fin du mois de novembre 1941 débuta à Paris le procès des treize membres du groupe Morpain ainsi que celui du dénonciateur du réseau, jugé lui aussi. Le 14 décembre 1941, le tribunal militaire allemand du Gross Paris, rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.) condamna à mort quatre d’entre eux : Gérard Morpain, Robert Roux, René Brunel et Georges Piat pour « intelligence avec l’ennemi ». Un fut condamné à quelques mois de prison, trois furent acquittés et cinq déportés. Le dénonciateur fut reconnu coupable d’avoir donné le groupe Morpain et fut condamné à cinq ans de travaux forcés. Il mourut à Mauthausen au mois mars 1945.
Georges Piat a été fusillé le 7 avril 1942 au Mont-Valérien en même temps que Robert Roux, René Brunel et Gérard Morpain.
Une rue située au Havre, quartier de Tourneville, porte son nom. Celui-ci figure sur uenplaque au Port autonome du Havre, immeuble GPMH.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen. – Arch. mun. Le Havre. – Godefroy Georges, Le Havre sous l’Occupation 1940-1944, Le Havre, chez l’auteur, 1965. – Billet Jean-Charles, Résistance de l’ombre, France avant tout, Le Havre, chez l’auteur, 1997. – Site Internet Mémoire des Hommes. – CGT du Havre, IHS de Seine-Maritime, Les Visages des martyrs, op. cit. — Notes Thomas Piéplu et Delphine Leneveu.

Jean-Paul Nicolas, Delphine Leneveu, Thomas Piéplu

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