Né le 1er décembre 1919 au Faou (Finistère), fusillé le 15 mai 1944 à la pointe de Mousterlin, Fouesnan (Finistère) ; membre du mouvement Vengeance du Faou.

Fils de François Kerhoas et de Anne Marie Guéret, bouchers, Louis Kerhoas travaillait comme boucher au Faou. Marié le 10 avril 1944 au Faou avec Jeanne Yvette Guillou et père d’un enfant, il entra dans le mouvement de résistance Vengeance. En février 1944, le premier parachutage d’armes et de munitions fut enclenché suite à la radiodiffusion du code « Michel a perdu son chat ». C’est le groupe Vengeance qui fut chargé de la réception des cinq tonnes d’armements, qui permirent d’alimenter la résistance en Nord-Finistère ; l’opération fut un succès. Suite à une dénonciation, Louis Kerhoas fut capturé par la Sipo-SD le 26 avril 1944, avec trois de ses compagnons (Joseph Le Velly, Jacques Guillou et Maxime Dubois). Pour ses activités de résistant, il fut condamné à mort par le tribunal allemand FK 752 de Quimper le 15 mai 1944 et fusillé le jour même, en compagnie de quatorze autres personnes (maquisards ou membres du mouvement Vengeance).
Voir aussi : Henri Arnal, Jean Brosset De La Chaux, Maxime Dubois, Nicolas Filatow, Roger Guéguen, Jacques Guillou, Louis Kerhoas, Robert Le Cren, Jean Le Foll, Joseph Le Velly, Charles Levenez, Gustave De Neve, Laurent Pennec, Philippe Petroschitzki.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII 4 (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Finistère, 200 W 84 (exécutions). – Georges-Michel Thomas et Alain Le Grand, Le Finistère dans la guerre (1939-1945), t. 1 : L’Occupation, p. 348. – Biger Brewalan, René-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère 1940-1944, master 1, Université de Bretagne occidentale, 2009-2010. – État civil.

Biger Brewalan, René-Pierre Sudre

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