Né le 17 février 1921 à Polinago (Italie), fusillé le 31 mars 1944 à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; menuisier ; maquisard au sein de l’Armée secrète (AS).

Ce jeune ouvrier menuisier, célibataire, d’origine italienne, habitait à Toulon (Var). Il était le troisième des quatre enfants de la famille. Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il rejoignit le maquis AS Robespierre, installé au col de Blaus, sur le territoire de la commune de Curbans (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence), à la limite des Hautes-Alpes. Ce camp fut l’un des premiers maquis du secteur attaqués par les troupes d’occupation allemandes. L’attaque eut lieu dans la nuit du 11 au 12 décembre 1943. Quatorze maquisards furent faits prisonniers et incarcérés à Sisteron. Treize furent conduits par la suite aux Baumettes, à Marseille, puis à Lyon, au fort de Montluc. La maison dans laquelle le maquis était établi fut dynamitée par les Allemands le 12 décembre vers 11 h 30.
Paride Cadegiani fit partie des dix condamnés à mort par le tribunal militaire allemand de la Zone sud le 6 mars 1944 probablement à Lyon (Rhône). Les dix hommes sont présumés avoir été fusillés à Marseille.
Un monument fut érigé en souvenir des membres du maquis au mois de juillet 2007 ; y figure aussi le nom de Teyssier qui fut déporté. Ce monument comporte une orthographe problématique pour certaines victimes.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Var 1W82. – Jean Garcin, De l’armistice à la Libération dans les Alpes-de-Haute-Provence 17 juin 1940-20 août 1944, Digne, 1983 et rééd. 1990. – Renseignements Philippe Cane et Guillaume Vieira.

Jean-Marie Guillon

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