Né le 15 mars 1910 à Béziers (Hérault), exécuté le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans (Ain) ; conseiller fiscal ; résistant dans la région lyonnaise.

Fils de Ludovic Bonnet, propriétaire, et de Marie Pauline Croutier, sans profession, Lucien Bonnet soutint sa thèse de doctorat en droit le 14 mars 1934. Secrétaire de la conférence du stage au barreau de Montpellier, il fut avocat à la cour d’appel de cette ville. Puis, il devint contrôleur des Contributions indirectes à Châlons-sur-Saône, à Macon enfin à Lyon.
Il se maria à Sète le 28 juin 1934 avec Madeleine Geoffroy.
Mobilisé en août 1939, blessé, il fut trépané de la face en mai 1940. De retour à la vie civile, en août 1940, il reprit son poste de contrôleur jusqu’à sa démission de la fonction publique en août 1942. Il ouvrit alors un cabinet de conseiller fiscal.
Il participa à la Résistance à partir de mars 1942 au sein des Groupes Francs de Libération puis de l’AS. Il devint adjoint au chef régional du service Maquis (Henri Jaboulay) puis de celui du service Maquis et Action Immédiate, Charles Mohler. Avec ce dernier, Henri Romans-Petit et Henri Jaboulay, il se trouvait en tête des troupes lors du défilé patriotique du 11 novembre 1943 dans Oyonnax. Il était alors responsable pour la partie Nord de la région (Ain, Jura, Saône-et-Loire). Il prit part à l’évasion de résistants arrêtés et soignés à l’hôpital de l’Antiquaille en mai 1943 et organisa, avec Charles Mohler et Marcel Bourgnon, le sabotage de la centrale électrique des usines Schneider au Creusot en décembre 1943. Il devint le troisième chef régional du Ve Bureau (Action immédiate) après l’arrestation en février 1944 de Charles Mohler. A ce titre, il était membre de l’état major régional.
Il eut pour pseudonyme : Ronald, Dunoir, Chevrier, Gilbert.
Il fut arrêté le 9 mars 1944, 44 bis rue de l’université, prévenu que l’un de ses PC avait été découvert, il aurait voulu enlever les armes et documents.
Torturé dans les locaux de l’École de santé militaire puis interné à Montluc, il fut exécuté au lieu dit les Roussilles sur le territoire de la commune de Saint-Didier-de-Formans.
Il fut inhumé sous le numéro 28.
Il fut homologué, à titre posthume, Commandant FFI, reçut la Croix de guerre avec palme et fut élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur (JO du 3 septembre 1946.)
Lieu d’exécution et de massacre : commune de Saint-Didier-de-Formans (Ain), au lieu-dit Roussille ( 16 juin 1944 )
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, dossier 21P 26755. — René Chevailler, Gaëlle Marignan, Bruno Permezel, René Perrin, Les groupes francs, Libération sud, Ve Bureau de l’Armée secrète, Éditions BGA Permezel, 2004. — Bruno Permezel, Résistants à Lyon, Villeurbanne et aux alentours, 2 824 engagements, Éditions BGA Permezel, 2003. — État civil.

Jean-Pierre Besse

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