Né le 12 janvier 1905 à Pontcharra (Isère), exécuté le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans (Ain) ; cheminot ; résistant communiste de Savoie.

Marius Gayet était le fils d’un voiturier. Lorsqu’il se maria le 20 septembre 1928 à Chapareillan (Isère), ses parents étaient cultivateurs et lui, mouleur. Il épousa Emma Marie-Louise Roybon.
Employé SNCF, domicilié à Chambéry, il hébergea dès octobre 1940 de nombreux militants communistes clandestins de passage. Sa femme mourut en août 1942 et il dut élever seul ses deux enfants. Il poursuivit cependant ses activités, organisant les cheminots de Chambéry par triangle avant de devenir responsable technique chargé de transporter et de diffuser le matériel de propagande, jusqu’en Haute-Savoie. Il passa ensuite aux FTP, comme agent de liaison, et fut arrêté par la police allemande dans une souricière qu’elle avait tendue grande rue de Saint-Clair à Lyon
Il fut exécuté à Saint-Didier-de-Formans où son corps fut d’abord inhumé sous le numéro dix.
Il fut homologué, à titre posthume, adjudant FFI en mai 1948 et la mention « Mort pour la France » lui fut attribuée en octobre 1948.
Notons, car c’est très rare, que son dossier à Caen contient une attestation délivrée par le Parti communiste au plan national, le 29 mai 1945, qui se termine ainsi :
« Ce camarade est mort en patriote
Il était très attaché à son parti »
Sources

SOURCES : BAVCC, Caen, 21 P 192 010. — État civil.

Jean-Pierre Besse

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