Né le 20 février 1923 à Sannois (Seine-et-Oise, Val-d’Oise), fusillé comme otage le 2 octobre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; plombier, zingueur, tôlier ; militant communiste ; résistant membre des FTPF.

Fils d’Aimé et d’Angelina, Robert Vermassen demeurait à Sannois. Communiste, il rejoignit les Francs-tireurs et partisans (FTP) de la banlieue nord. Avec le groupe Ménard, il incendia la permanence du Rassemblement national populaire (RNP) à Ermont. Arrêté par la brigade spéciale des Renseignements généraux, livré aux Allemands, interné au camp de Romainville (Seine, Seine-Saint-Denis), il comparut le 18 novembre 1941 devant le tribunal de la Feldkommandantur 758 et fut condamné à trois mois de prison mais resta interné. La police établit qu’il était en relation avec le jeune Suisse Robert Bellec, domicilié lui aussi à Sannois.
Le 28 septembre 1943 à 9 heures du matin, rue Pétrarque à Paris (XVIe arr.), les FTP-Main-d’œuvre immigrée (MOI) Celestino Alfonso, Marcel Rayman et Leo Kneler abattaient le docteur Julius Ritter, général SS, responsable de l’envoi des jeunes Français en Allemagne pour le Service du travail obligatoire. Les combattants ignoraient qu’il s’agissait de Julius Ritter.
Les Allemands décidèrent en représailles à fusiller le 2 octobre 1943 cinquante otages au Mont-Valérien (trente-sept communistes et treize membres du réseau Alliance), dont Robert Vermassen. Son corps fut incinéré, ses restes inhumés au Père-Lachaise. Ses effets personnels et ses lettres furent transmises à sa mère.
Après la Libération, une réinhumation eut lieu dans le carré militaire du cimetière de Sannois. Le nom de Robert Vermassen figure sur la plaque commémorative de la place du Souvenir-Français de la ville et sur le monument aux morts, ainsi que sur la plaque de l’Arsenal de l’aéronautique au cimetière de Châtillon (Seine, Hauts-de-Seine). La municipalité donna le nom de Robert Vermassen à une rue de Sannois.
Sur l’acte de naissance de Robert Vermassen figure la mention « Mort pour la France » par décision du secrétaire général aux Anciens Combattants en date du 11 avril 1945.
Sources

SOURCES : Arch. PPo., BA 2116. – DAVCC, Caen, B VIII dossier 6 (Notes Thomas Pouty). – S. Klarsfeld, Le livre des otages, op. cit. – S. Courtois, D. Peschanski, A. Rayski, Le sang de l’étranger. Les immigrés de la MOI dans la Résistance, Fayard, 1989. – Site Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb. – État civil, Sannois.

Daniel Grason

Version imprimable