Né le 15 juillet 1910 à Remungol (Morbihan), fusillé après condamnation à mort le 26 mai 1944 à Saint-Avé (Morbihan) ; chauffeur livreur ; FTPF-FFI.

Sur le mémorial des fusillés de Saint-Avé
Sur le monument de Porh-Le Gal en Moréac
Sur le monument de Porh-Le Gal en Moréac
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Louis Fablet était le fils de Joachim Marie Fablet et de Françoise Lavenant, cultivateurs à Kerbouillas en Remungol (Morbihan). Le 28 avril 1935, il épousa Eugénie Mari Lavenant, née en 1913. Le couple qui était domicilié 84 rue de Molière à Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne), avait une fille Denise, née le 1er décembre 1939.

Louis Fablet travaillait comme chauffeur de camion pour l’entreprise Grassot de Drancy jusqu’à l’arrivée des Allemands. Il semble avoir été contraint de travailler en Allemagne à Brandebourg près de Berlin jusqu’en mai 1942 chez Daimler Benz. Veuf, il revint ensuite en Bretagne avec sa fille afin de se soustraire au travail obligatoire. Habitant le hameau de Rumiat en Remungol (Morbihan), avec sa mère, veuve, il rejoignit les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) au sein du 1er Bataillon FTPF, devenu le 5e Bataillon FFI (Forces françaises de l’intérieur) du Morbihan, commandé par Louis Doré [pseudonyme dans la Résistance : commandant Jacques]. Il appartenait à la compagnie Poulmarc’h de Pluméliau (Morbihan) commandé par Henri Donias, boucher à Moustoir-Remungol, qui fut exécuté en 1944 à Port-Louis.
Chargé d’exécuter une collaboratrice, dont le mari pilota un détachement de cinq cents soldats allemands contre le maquis FTP de Baud (Morbihan), il fut arrêté lors de cette opération par la gendarmerie de Pluvigner (Morbihan) le 29 février 1944.
Transféré à la prison de Vannes le 8 mars 1944, il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Vannes (FK 750 ; no 131/44) le 24 mai 1944 pour propagande communiste. Il fut exécuté le 26 mai 1944 au polygone de tir en Saint-Avé (Morbihan) à 8 heures 15 du matin.

L’acte numéro 44 dressé en mairie de Saint-Avé le 14 novembre 1944, le déclare « décédé au polygone de tir en Saint-Avé le 26 mai 1944 ». Un jugement du tribunal civil de Vannes daté du 16 mai 1945, transcrit en mairie de Vannes le 7 juin 1945, le déclarait « décédé à Vannes fusillé par les Allemands le 26 mai 1944 », ce qui voulait dire fusillé à la prison de Vannes 12, place Nazareth. Ce jugement déclaratif de décès fut annulé par ce même tribunal le 13 avril 1948, rectificatif transcrit en mairie de vannes le 15 avril 1948.

Louis Fablet a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Dans le Morbihan, le nom de Louis Fablet est inscrit sur le mémorial des fusillés de Saint-Avé, sur la plaque dédiée « Aux Résistants du canton appartenant à diverses unités » du monument de Porh-Le Gal en Moréac, et sur les monuments aux morts de Moustoir-Remungol.
Il figure aussi sur le monument aux morts d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Morbihan, 2 W 11 308. — AVCC, Caen, 21 P 181163. — SHD, Vincennes, GR 16 P 213731. — Arch. com. Ivry-sur-Seine, dossier FNDIRP. — Arch. Dép. Morbihan, dossier du correspondant du Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — Notes et photographies de Jean-Pierre et Jocelyne Husson. — Mémorial Genweb — Site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — État civil, Remungol (acte de naissance) ; Saint-Avé (acte de décès) ; Vannes (jugement déclaratif de décès).

Alain Prigent, Serge Tilly

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