Né le 28 mars 1895 à Saint-Jean-de-Luz (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), fusillé comme otage le 18 mai 1942 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; limonadier ; résistant.

Fils de José Francisco Barreneche négociant et de Françoise Lanusse repasseuse, Raphaël Barreneche fut mobilisé durant la Grande Guerre et blessé en 1915. Membre de l’équipe de rugby de l’amicale laïque Donnibandarrack de sa ville natale, il en fut l’un des responsables après la guerre. Limonadier, il disposait d’un dépôt rue de l’Église.
Bien qu’un de ses amis intimes ait déclaré un jour à son fils que Barreneche était un « vrai rouge » (propos recueilli par Robert Bacqué), aucun vétéran du Parti communiste ne l’a connu comme adhérent. Il a quitté la ville et liquidé son commerce quelques années avant la guerre.
Durant le conflit, il était domicilié quai de Richelieu à Bordeaux (Gironde). On ignore à quelle organisation il était rattaché, ni où et à quelle date il fut arrêté après avoir été dénoncé par un agent double dénommé Bonhomme. Il fut détenu au fort du Hâ (Bordeaux). Trouvé détenteur de plans, il fut condamné à mort pour « espionnage » le 4 mars 1942 par le tribunal militaire de la Feldkommandantur 529 de Bordeaux. Il fut passé par les armes comme otage le 18 mai 1942 à 17 h 27 au camp de Souge et inhumé à Martignas-sur-Jalle (Gironde).
Il fut déclaré mort pour la France le 19 novembre 1945.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen. – Notice biographique et photographie sur le site des fusillés de Souge. – Les 256 de Souge, op. cit.

Dominique Tantin

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