Né le 11 juillet 1905 à Colmar (Haute-Alsace annexée), fusillé le 17 août 1944 à Sainte-Radegonde (Aveyron) ; chirurgien-dentiste à Colmar (Haut-Rhin), réfugié dans l’Aveyron ; arrêté pour aide au maquis.

Fils de Lucien Wormser et de Cecilia Lévy, Paul Wormser, était chirurgien-dentiste et chef du service de stomatologie de l’hôpital Pasteur à Colmar jusqu’en 1939. Il avait été champion de France universitaire d’escrime à l’épée (1927) médaille de bronze par équipe d’escrime à l’épée aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Il fut mobilisé comme dentiste lieutenant en 1939-1940. Après sa démobilisation, il travailla à Rumilly (Haute-Savoie), puis à Tulle (Corrèze). En 1944, il rejoignit sa mère à Espalion (Aveyron), puis ils se cachèrent à Lassouts. Il s’était réfugié au château de Neyrolles près de Saint-Géniez d’Olt (Aveyron). Le 17 juillet 1944, il fut volontaire pour soigner des maquisards blessés. Le 19 juillet 1944, il se rendit au carrefour de la Quille, sur la RN n° 88 à un kilomètre de Neyrolles, où, après une tentative d’évasion, les troupes d’occupation avaient tiré sur des résistants et en avaient achevé un. Les Allemands le prirent pour un maquisard, l’arrêtèrent à Lassouts le 19 juillet et l’emprisonnèrent à Rodez (Aveyron) à la caserne Burloup. En se retirant de Rodez le 17 août, les Waffen SS emmenèrent trente prisonniers, dont Wormser, qu’ils fusillèrent tous dans une tranchée au champ de tir de Sainte-Radegonde (Aveyron). Il fut inhumé d’abord au cimetière d’Espalion le 21 août, puis transféré au cimetière israélite de Colmar en juillet 1946. Chevalier de la Légion d’Honneur et croix de guerre avec palme à titre posthume. Son nom est inscrit sur le monument mémorial de Sainte-Radegonde
Voir : Lieu d’exécution : fusillés de Sainte-Radegonde (Aveyron)
Sources

SOURCES : L’Entr’aide, Clermont-Ferrand, Montpellier, 25 septembre 1944 - Mémorial des Juifs du Haut-Rhin, martyrs de la Shoah, Colmar, pp.167,313 (photo) — www.judaisme.sdv.fr. — www.club.quomodo.com/aveyronresistance-. — Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne , n° 40, Strasbourg, 2002, p.4313-4314. — État civil. — Notes d’André Balent.

Léon Strauss

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