Né à Strasbourg (Bas-Rhin) le 27 décembre 1915, fusillé le 21 août 1944 à Heilbronn (Bade, Allemagne) ; garçon de café ; résistant du réseau Alliance.

Ferdinand Dellagnolo était le fils naturel de Lucie Dellagnolo, célibataire, correspondancière. Le général Raynal le présenta à Marie-Madeleine Fourcade. Volontaire pour une mission d’information, Lagneau fut envoyé à Strasbourg annexée en novembre 1942 car il savait l’allemand. Il tomba très rapidement dans les mains de la Gestapo. On ignore totalement les raisons et les conditions de son arrestation. Selon Isselhorst, chef régional du RSHA, son arrestation « n’empêcha pas seulement la mise en place de l’organisation en Alsace, mais permit surtout à l’Abwehr de s’introduire dans ``Alliance’’ ». Il existe plusieurs versions de sa fin. Selon Béné, il aurait été condamné à mort une première fois et devait être fusillé à Ludwigsburg (Wurtemberg) le 1er mai 1944, mais fut gracié à la dernière minute et transféré à la prison de Schwäbisch-Hall (Wurtemberg). Il aurait été condamné à mort une seconde fois avec vingt-cinq autres membres de son réseau par le Reichskriegsgericht siégeant en juin 1944 à Fribourg-en-Brisgau (Bade) ou à Berlin (selon Stroh) et aurait été fusillé à Heilbronn le 21 août 1944. Selon l’état civil, il est mort le 21 septembre 1944 à Heilbronn, où son corps fut trouvé à la Libération et inhumé définitivement au cimetière militaire de Strasbourg-Cronenbourg.
Son nom figurerait sur le monument aux morts de Châlons-en-Champagne (Marne).
Sources

SOURCES : Charles Béné, L’Alsace dans les griffes nazies, t. 3, Raon-l’Étape, 1975, p. 318. – Frédéric Stroh, Les Malgré-Nous de Torgau, p. 74 et 176. – Mémorial GenWeb. – État civil.

Léon Strauss

Version imprimable de cet article Version imprimable