Né le 26 juillet 1923 à Bubry (Morbihan), fusillé après condamnation à mort le 25 février 1944 au polygone de tir de Vannes, commune de Saint-Avé (Morbihan) ; ouvrier agricole ; résistant au sein des FTPF et des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Ferdinand Malardé
Dans le nouveau cimetière de Bubry
Sur le monument aux morts de Bubry
Ferdinand Malardé était le fils de Julien Malardé, ouvrier agricole, et de Marie Mahé, ouvrière agricole.
Célibataire, domicilié au hameau de Kérilis en Bubry (Morbihan), Ferdinand Malardé était, comme ses parents, ouvrier agricole. Après avoir effectué la saison en Beauce durant l’été 1943, il rejoignit le groupe Vaillant-Couturier des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), créé au mois d’octobre 1942 sous l’impulsion de René Jehanno dans le canton de Plouay (Morbihan) et commandé par Louis Le Du. Il fut arrêté à Malguenac (Morbihan), sur dénonciation, par la gendarmerie française de Pontivy le 10 décembre 1943 en même temps que six autres de ses camarades au lieu-dit Baraque.
Incarcéré à la prison de Vannes (Morbihan) dès le lendemain, Ferdinand Malardé fut condamné le 17 février 1944 comme « franc-tireur » et pour « déraillement de train » par le tribunal militaire allemand de Vannes (FK 750). Il a été fusillé le 25 février 1944 au polygone de tir de Vannes, commune de Saint-Avé (Morbihan), en même temps Jean Robic, Jean Mahé, Joseph Le Mouël et Raymond Guillemot. André Cojan et André Garrec de Paris furent déportés.
Le statut d’Interné Résistant lui fut attribué au mois de janvier 1956. Le grade de 1re classe FFI fut homologué au mois de juin 1946.
Au mois de septembre 1944, Armand Le Roch, commissaire aux opérations du Morbihan, capitaine au 3e bureau FFI, certifia l’engagement de Ferdinand Malardé dans les FTP.

À Saint-Avé, le nom de Ferdinand Lamardé est inscrit sur le mémorial des fusillés.
À Bubry, il figure sur le monument aux morts et sur la stèle érigée le 6 juin 1998 dans le nouveau cimetière.

Dernière lettre de Ferdinand Malardé adressée à ses parents :
Chers Parents,
Deux ou trois mots pour vous faire savoir que je vais être fusillé aujourd’hui. Chers Parents ne perdez pas courage. je veux aussi que vous gardiez de moi quelques souvenirs, et que mon frère André garde l’accordéon, pour mes habits il faudra tout garder. Chers père, mère et frère gardez courage et une chose que je vous souhaite c’est d’être heureux après la guerre. Chers Parents je vous remercie des colis que vous m’avez envoyés tous les vendredis, je vous ai fait beaucoup de peine jusqu’à l’âge de vingt ans et maintenant je viens de vous faire la plus grande de toute, mais refoulez vos larmes car vous savez pour quel idéal je tombe. Moi je ne tremble pas devant la mort, rejetez toutes vos peines, et prenez courage. Chers père, mère et frère je vous embrasse tous dans un dernière adieu ainsi que ma tante Louise et toute la grande famille.
Votre fils Ferdinand qui ne vous oublie pas.
Chers père, mère et frère gardez votre courage car vous serez très heureux après la guerre.
Ferdinand qui embrasse son père, sa mère et son frère ainsi que toute la famille.
Adieu et bon courage.
Ferdinand
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Morbihan, 2W11308. — DAVCC, Caen, 21P 81060 et 21P 568598. – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés (1940-1944), op. cit. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à
Mayenne, 1978. — René Le Guénic, Morbihan-Mémorial de la Résistance, Imprimerie Basse Bretagne, Quéven, 2013 (photographie et dernière lettre). — Notes et photographies de Jean-Pierre et Jocelyne Husson. — Mémorial GenWeb — Site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan.

Alain Prigent, Serge Tilly

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