Né le 23 décembre 1913 à Metz (Moselle), fusillé comme otage le 9 mars 1942 à Champigneulles (Meurthe-et-Moselle) ; instituteur, interprète ; membre du Parti communiste français (PCF).

Fils de Samuel Breidick et de Solange née Eilstein, Pierre Breidick (Pierrick sur son acte de naissance). Pierre Breidick demeura à Metz, il était membre du Parti communiste depuis 1938. Il fut nommé instituteur intérimaire à Piennes (Meurthe-et-Moselle). Selon une lettre du 11 mars 1942 du Procureur Général de la Cour d’Appel de Nancy adressée au Ministre de la Justice : « en 1940, il aurait été relevé de ses fonctions comme étant de confession israélite ».
Le 10 mars 1941 il arriva à Nancy (Meurthe-et-Moselle), il demeura 36 rue Henri-Crépin, travailla en qualité d’interprète à la laiterie Saint-Hubert. Il fut arrêté le 1er novembre 1941 par la police française pour « communisme et propagande communiste ».
Condamné à deux ans de prison par la Section spéciale de Nancy (dépendant de Vichy) le 8 novembre 1941 et interné à la prison de Nancy, Pierre Breidick a été fusillé comme otage le 9 mars 1942 à Champigneulles en représailles aux attentats de Dijon (Côte-d’Or) du 10 janvier 1942 et des 27 et 28 février 1942.
L’inhumation de Pierre Breidick se déroula dans le cimetière de Champigneulles.
Sources

SOURCES : AN BB/18/7066. – DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Site internet GenWeb. – État civil.

Daniel Grason, Delphine Leneveu

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