Né le 21 septembre 1913 à Lyon (Rhône), mort le 19 mars 1944 dans un maquis de la Loire ; combattant en Espagne républicaine ; résistant.

Jean Bertrand, fils de Jean Antoine Bertrand et de Marguerite Vignat, appartenait à une famille catholique. Il habitait à Villeurbanne et travaillait comme aide-maçon puis en tant qu’ouvrier chez Lumière. Communiste, il s’engagea dans les Brigades internationales, alors qu’il était marié. Blessé, hospitalisé, il revint en 1938. Sa femme, ouvrière tulliste, avait été élevée hors de la religion et elle fit de même avec ses deux filles.
_À l’aube du 19 mars 1944, au cours de la semaine sainte, le camp Desthieux, dans la vallée d’Azergues à Montchal (Loire), qui regroupait une trentaine de maquisards FTP dans trois maisons abandonnées à la lisière des bois entre Panissières et Montchal, fut attaqué par 150 gendarmes et GMR. Cette opération fut conduite sous la supervision du préfet de la Loire nommé par Vichy, André Boutemy, présent sur les lieux en fin de journée, et hors de toute intervention allemande. Après plusieurs heures de combat, les assaillants faisant usage d’un fusil mitrailleur, les maquisards réussirent à décrocher pour gagner les bois proches, en laissant cinq morts sur le terrain et cinq prisonniers dont quatre, parmi lesquels Jean Bertrand, furent ensuite livrés aux Allemands et fusillés.
Son frère Émile Bertrand fut guillotiné à Lyon en novembre 1943.
Le nom de Jean Louis Bertrand figure sur le monument aux morts de Decines-Charpieu (Rhône).
Sa fille Mireille Bertrand devint une dirigeante communiste.
Sources

SOURCES : Renseignements communiqués par sa fille, Mireille Bertrand*. — Mémorial de la résistance dans la Loire. — Notes de Jean-Pierre Besse. — Paul Bouchet, La semaine sainte 1944 Mes sept utopies, 7ème édition. — Notes Mireille Bertrand.

Claude Pennetier

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