Né le 16 avril 1917 à Arques (Pas-de-Calais), fusillé comme otage le 23 avril 1942 à Nantes, terrain du Bêle, (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; papetier ; militant communiste dans la clandestinité ; résistant.

Rapport sur l’exécution de Bronstein, 25 avril 1942 (Arch. Mun. Nantes).
Papetier demeurant à Vitry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne), Victor (ou François, selon les sources) Ruiz était célibataire. Il habitait 33 rue de Choisy-le-Roi à Vitry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne), chez ses parents Ricardo Ruiz et Marie Lopez. Il était dit "couvreur".
Il fut arrêté à Vitry-sur-Seine par la police française pour distribution de tracts communistes et condamné à huit mois de prison, par la 10e chambre, réduits à huit mois par la cour d’appel de Paris.Le 14 avril 1941, les autorités allemandes s’opposèrent à sa libération, elles constituaient une réserve d’otages.
Incarcéré au camp de Choisel (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) puis à la prison Lafayette de Nantes, il a été fusillé comme otage le 23 avril 1942 à Nantes avec trois militants communistes, par les autorités allemandes, en représailles à l’attentat de Paris du 8 avril 1942 contre un soldat allemand.
Un rapport du cabinet du préfet décrit ses derniers moments :
25 avril 1942
Les internés Bronstein, Jorissen, Cario, Ruiz, amenés du camp de Choisel jeudi 23 ont été fusillés au Bêle à midi ce jour là. C’est le gardien-chef allemand qui les a informés de leur condamnation. Il leur a demandé s’ils désiraient un aumônier. Ils ont refusé. Il leur a laissé 1/2 heure pour réfléchir. Il les à mis dans une cellule avec de quoi écrire et ils ont eu 4" pour écrire à leurs familles. Les lettres ont été transmises pour censure le jour même.
Aucun n’avait apporté de bagages de Chateaubriant car ils s’attendaient à leur sort
Les détenus leur ont procuré 6 bouteilles de vin qu’ils ont bu en attendant l’exécution.
Ils sont morts courageusement (Arch. Municipales de Nantes, fonds Luce).
Son nom est inscrit sur la plaque commémorative des fusillés à Nantes..

Les cercueils des quatre fusillés, Simon Bronstein, Henri Cario, Jacques Jorissen et Victor Ruiz ont été inhumés anonymement, cercueils 1 à 4 dans le cimetière de Granchamp.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII dossier 3 (Notes Thomas Pouty). — Arch. dép. Loire-Atlantique, 1694 W 17 ; 35 J. — Arch. Municipal de Nantes, fonds Luce. — Jean-Pierre Sauvage, Xavier Trochu, Mémorial des victimes de la persécution allemande en Loire-Inférieure 1940-1945, Nantes, 2001. — Note d’Annie Pennetier.

Julien Lucchini

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