Né le 19 mars 1900 à Bordeaux (Gironde), fusillé comme otage le 21 septembre 1942 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; soudeur ; syndicaliste CGT ; militant communiste.

Joseph Terral
Joseph Terral, fils de François Terral, camionneur, et de Marie Chaud, sans profession, avait été syndicaliste CGT à l’usine SAF et à La Bastide (Gironde). Il milita également, avant guerre, au Parti communiste. Joseph Terral exerçait le métier de soudeur et vivait à Bordeaux.
Affecté à l’Atelier industriel aéronautique (AIA) en septembre 1939, il y reprit contact avec des dirigeants syndicaux et militants communistes. Chargé du travail clandestin et membre de l’équipe dirigeante du parti clandestin local, il fit très tôt l’objet d’une surveillance policière. Malgré celle-ci, il parvint à échapper quelque temps à une arrestation. Néanmoins, il fut finalement arrêté le 27 mai 1942 à Bordeaux par les autorités allemandes. Le rapport de police indiquait qu’en dépit du fait qu’il n’ait « jamais fait preuve d’aucune activité politique depuis les hostilités » Joseph Terral n’avait « certainement pas renié son passé politique ».
Incarcéré au fort du Hâ ou au camp de Mérignac, désigné comme otage, Joseph Terral a été fusillé comme tel le 21 septembre 1942 au camp de Souge par les autorités allemandes, en représailles à l’attentat du cinéma Rex, à Paris, qui avait eu lieu le même mois.
Il s’était marié le 19 novembre 1921 à Saint-Germain-de-Grave (Gironde) avec Fernande Louge. Le couple eut un enfant.
Une rue porte son nom au Bouscat.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII dossier 3 (Notes Thomas Pouty). — René Terrisse, Face aux pelotons nazis. Souge, le Mont-Valérien du Bordelais, Aubéron, 2000. — Comité du souvenir des fusillés de Souge, Les 256 de Souge, p. 120. — Site de Souge. — État civil.

Julien Lucchini

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