Né le 13 février 1920 à Sallaumines (Pas-de-Calais), fusillé comme otage le 24 octobre 1941 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; mineur ; militant communiste ; résistant.

Fils de Florimond Wattiez et d’Augustine Pichard, Alfred Wattiez était issu d’une famille de mineurs. Lui-même mineur, il devint par la suite employé de bureau à l’usine Huiles, Goudrons, Dérivés, de Vendin-le-Vieil. Il vivait rue du Bois à Loison-sous-Lens (Nord). Résistant et membre d’une organisation communiste clandestine de propagande, peut-être de l’OS, il obtint de son chef de groupe l’autorisation de tenter de gagner l’Espagne puis l’Angleterre pour s’engager dans les FFL avec ses camarades Bonnel et Dupin. Ils furent arrêté par les autorités allemandes, le 3 mars 1941, alors qu’ils tentaient de franchir la frontière espagnole.
Incarcéré au fort du Hâ (Gironde), Alfred Wattiez fut alors désigné comme otage, puis fusillé comme tel par les autorités allemandes le 21 octobre 1941 au camp de Souge.
Une rue de Loison-sous-Lens porte son nom. Celui-ci figure également sur le mémorial du camp de Souge ainsi sur les monuments aux morts de Loison-sous-Lens et de Vendin-le-Vieil.
La mention « Mort pour la France » lui fut attribuée sur avis du secrétaire général aux Anciens Combattants et Victimes de guerre en date du 19 avril 1945.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII dossier 2 (Notes Thomas Pouty). – Christophe Dabitch, Les cinquante otages. Un assassinat politique, op. cit. – Comité du souvenir des fusillés de Souge, Les 256 de Souge, op. cit. – État civil. – Mémorial GenWeb.

Julien Lucchini

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