Né le 12 février 1925 à Scrignac (Finistère), fusillé le 15 mai 1944 à la pointe de Mousterlin, commune de Fouesnant (Finistère) ; résistant ; membre des FTPF.

Étudiant, célibataire, domicilié à Quimerc’h (Finistère) près de Pont-de-Buis, Jean Le Foll, résistant FTPF depuis septembre 1942, appartenait au bataillon René Caro de Quimer’ch en relation avec le groupe Albert Abalain. Proche de Jean-Pierre Le Rest, il avait selon Eugène Kerbaul rejoint les structures du Parti communiste clandestin du centre-Bretagne. Il participa à un incendie au phosphore de réserves allemandes en mai 1943, ainsi qu’à l’attaque d’un dépôt de munitions en octobre 1943.
Arrêté le 27 avril 1944 par la Sipo-SD de Landerneau à son domicile, Jean Le Foll fut incarcéré à la prison de Landerneau, puis transféré à la prison Pontaniou de Brest puis à la prison Saint-Charles de Quimper (Finistère). Il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Quimper (FK 752 Quimper) le 15 mai 1944 pour « activité de franc-tireur ».
Il a été fusillé ce jour-là en même temps que quinze autres suppliciés, des résistants du groupe Vengeance, des FTPF du maquis de Pen ar Pont ainsi que deux déserteurs russes de la Wehrmacht à la pointe de Mousterlin en Fouesnant.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, Liste 1744 (Notes Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty). – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés (1940-1944), op. cit. – Brewalan Biger, Jean-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère (1940-1944), mémoire de master, UBO, 2011. – Eugène Kerbaul, 1 270 militants du Finistère (1918-1945), IRM Bretagne, 1985.

Alain Prigent, Serge Tilly

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