Né le 15 décembre 1919 à Durmenach (Haut-Rhin), exécuté sommairement le 1er août 1944 au camp de Souge (Gironde) ; étudiant de philosophie et de psychologie ; résistant, membre de Combat.

Fils d’Albert Lévy, négociant, et de Jeanne Rigard, juifs originaires d’Alsace, André Levy étudiait, en 1938, la philosophie et la psychologie à la Faculté de Strasbourg (Bas-Rhin). En 1940, à l’instar d’un grand nombre d’Alsaciens et de Lorrain, il fuit la région et vint s’établir à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), où il poursuivit ses études.
Adhérant au mouvement Combat, il réalisa plusieurs attentats et connut Pierre de Bénouville. Bientôt arrêté, il fut jugé et condamné par une cour martiale de Lyon (Rhône), mais parvint à s’évader grâce à la complicité d’un gardien. Il gagna alors clandestinement Alger, où il rejoignit Henri Frenay. Choisi dans le cadre de la mission Jasmin, afin d’établir une liaison entre Alger et la France, il regagna la France en février 1944. Chef de mission, en liaison directe avec le Conseil national de la Résistance, il mena sa mission jusqu’en mai où, compte tenu de l’imminence du débarquement des forces alliées, elle prit fin. Il tenta alors de revenir à Alger mais, sur la route, son convoi fut arrêté.
André Levy fut incarcéré à Peyrehorade (Landes), Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), puis au fort du Hâ (Gironde). Arrêté sous le nom de Bernard Bonduel, c’est sous cette fausse identité qu’il fut passé par les armes le 1er août suivant au camp de Souge, et qu’il fut inscrit sur les registres.
Son frère Albert fut lui aussi résistant, de même que sa sœur Renée qui mourut en déportation.
André Levy figure sur le mémorial des fusillés de Souge sous son faux nom de Bernard Bonduel. C’est au comité du souvenir des fusillés de Souge que l’on dut, en 2011, la découverte de sa véritable identité.
Sources

SOURCES : Comité du souvenir des fusillés de Souge, Les 256 de Souge, op. cit. — Mémorial GenWeb. — État civil.

Julien Lucchini

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