Né le 28 mars 1903 à Watten (Pas-de-Calais), fusillé le 27 août 1943 à Bondues (Nord) ; employé de bureau à l’office de bienfaisance de Calais (Pas-de-Calais) ; résistant membre des réseaux Alibi Jean de Vienne et Pat O’Leary.

Marié à Violette Caron, père d’un enfant, Pierre Puis avait été grand blessé de la Première Guerre mondiale. Sous l’Occupation, il fut mis dans la confidence de l’hébergement clandestin de soldats alliés par Marcel Follet. Tous deux aidèrent dès lors à l’évasion de soldats britanniques, avec la complicité du directeur de l’office de bienfaisance, M. Bollengiet.
Il fut arrêté le 29 octobre 1942 à Calais, par la Geheimfeldpolizei (GFP), pour secours à soldats anglais. Il était membre du réseau Alibi Jean de Vienne depuis juillet 1941. D’autres membres du réseau furent arrêtés à la même époque : Henri Béraet, Alphonse Huyghes, Marcel Follet et William Scharp.
Traduit devant le tribunal de la Luftwaffe de Lille (Nord), Pierre Puis fut condamné à mort le 17 février 1943. Interné à la prison de Loos-lès-Lille (Nord), il a été fusillé avec ses camarades par un peloton d’exécution allemand au fort de Bondues, le 27 août 1943.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VII 0667 (Notes Thomas Pouty). – Renseignements fournis par le musée de la Résistance de Bondues. – Notes Julien Lucchini.

Frédéric Stévenot

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