Né le 4 avril 1902 à Saulnes (Meurthe-et-Moselle), fusillé le 22 février 1944 à Creney-près-Troyes (Troyes-Est, Aube) ; garagiste ; résistant du groupe Francs-tireurs et partisans (FTPF) Gabriel Péri (Aube).

Albert Keyser
DVD Rom AERI de l’Aube.
Plaque sur un arbre de Creney
Monument de Creney
Fils de Jean-Baptiste Keyser, ouvrier mineur, et de Marie-Justine Dupont, sans profession, Albert Keyser était garagiste à Maisons-Blanches (Aube), il appartenait à un groupe FTP nommé Gabriel Péri, dans la région vaudoise (vers le sud de Troyes, entre Troyes et Bar-sur-Seine). Ce groupe, fondé par le dirigeant départemental FTP Michel Freud, était composé de membres venant de tous les horizons professionnels et comptait plusieurs habitants de Saint-Parres-les-Vaudes (Aube). Georges Furier, vingt-sept ans, directeur de la coopérative agricole du village, était la pierre angulaire de ce groupe, spécialisé dans les sabotages et les parachutages. À l’été 1943, le groupe recueillit un parachutage d’armement et entreposa, dans un premier temps, les containers d’armes dans les locaux de la coopérative de Georges Furier. Les armes furent transférées dans la forêt du Bailly avec la complicité du responsable d’exploitation forestière André Gaugue, lui aussi FTP. Le groupe porta assistance à un aviateur américain, tombé à Pont-Sainte-Marie le 6 septembre 1943, et assura, grâce à une filière, son évasion vers l’Angleterre par l’Espagne.
Le garagiste Albert Keyser fournit au groupe la camionnette indispensable pour organiser le déraillement d’un train puis la réception d’un nouveau parachutage les 21 et 22 septembre 1943.
Le groupe Gabriel Péri comprenait notamment, en plus de Georges Furier et Albert Keyser : François Mothré, marchand de charbon à Saint-Parres-les-Vaudes, Fernand Millot, frigoriste, habitant à Rumilly-les-Vaudes.
Le premier octobre 1943, Fernand Millot fut arrêté en gare de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) par une patrouille allemande. Trouvé porteur d’un pistolet et d’explosifs, il fut incarcéré. Le 3 octobre 1943, la Gestapo interpella François Mothré, Georges Furier et Albert Keyser, au domicile duquel on trouva deux mitraillettes.
Suivirent toute une série d’arrestations qui, en octobre 1943, mirent fin au groupe FTP Gabriel Péri du Vaudois. Seuls Louis et son frère Henri Tripogney parvinrent à prendre la fuite. L’épouse de Louis, Léa, fut arrêtée.
Les autorités allemandes décidèrent de traduire le 17 février 1944 les responsables du groupe FTP devant un tribunal militaire pour « avoir mis en lieu sûr des caisses en tôle remplies d’armes larguées par des avions anglais ». Albert Keyser, François Mothré, Georges Furier et Fernand Millot furent condamnés à mort et fusillés au champ de tir de Créney le 22 février 1944.
Albert Keyser se maria en prison, le 12 février 1944, avec Marie-Louise Sardin, débitante.
André Gaugue et Léa Tripogney, déportés, revinrent en 1945. Daniel Traini succomba dans un camp de concentration.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Sébastien Touffu, « Le groupe FTP Gabriel Péri », in CDrom La Résistance dans l’Aube, AERI-CRDP Champagne-Ardenne. — État civil.

Jean-Paul Nicolas

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