Né le 28 mars 1923 à Rzeszow (Pologne), de nationalité polonaise, fusillé le 26 février 1944 à la prison Saint-Paul (Lyon, Rhône) ; ouvrier ou tailleur ; résistant au sein des FTP-MOI.

Joseph Fiatkowski était le fils de Jean et Honorata Borowitch. Il était polonais. Dans les différentes sources consultables, il apparaît comme ouvrier ou comme tailleur. Il demeura au 21 rue Becquerel à Châlette-sur-Loing (Loiret).
Jugé « susceptible de troubler la sécurité publique », Joseph Fiatkowski fut arrêté par la police française et interné le 23 décembre 1942 au camp de Pithiviers (Loiret). Permissionnaire du 3 au 4 septembre 1943, il ne rejoignit pas le camp à l’expiration de sa permission et fut considéré comme évadé le 6 septembre. Il se réfugia dans le Rhône. Il résida à Saint-Pierre-la-Palud (Rhône).
Joseph Fiatkowski (dit Michel) s’engagea dans la Résistance au sein des Francs Tireurs et Partisans de la Main d’œuvre Immigrée (FTP-MOI).
Dans la soirée du 18 février 1944, à Roanne (Loire), Joseph Fiatkowski tira sur des policiers qui cherchaient à contrôler son identité. Il fut arrêté et incarcéré le 19 février à la Maison d’arrêt de Roanne. Les policiers avaient trouvé sur lui un pistolet, quatre cartouches et une grenade. D’après les journaux collaborationnistes (Le Nouvelliste, Le Matin), il aurait été condamné plusieurs fois pour vol, il se serait enfui du camp de Pithiviers pour rejoindre « une formation terroriste » de la région de Roanne et aurait participé à de nombreux attentats. Joseph Fiatkowski était, par ailleurs, recherché par le parquet de Cusset (Allier).
Sur ordre de Joseph Darnand (chef de la Milice et secrétaire général au Maintien de l’ordre), transmis par l’intendant régional de police René Cussonac au parquet de Roanne, Joseph Fiatkowski fut transféré le 25 février à la prison Saint-Paul (Lyon). Le 26 février 1944, il comparut devant la cour martiale du secrétariat général au Maintien de l’ordre (SGMO) dans la salle de l’anthropométrie de la prison Saint-Paul. Il fut condamné à mort. Immédiatement après le jugement, des Français le fusillèrent dans la cour de la prison.
Son corps fut inhumé à Châlette-sur-Loing dans le cimetière de Vésines.
Sources

SOURCES : Arch. Nat. Pierrefitte-sur-Seine, F/9/5755/2. – Arch. Dép. Rhône, 3678W19. – Virginie Sansico, La justice du pire, les cours martiales sous Vichy, 2002. – Le Matin, 29 février 1944. – Mémorial GenWeb.

Jean-Sébastien Chorin

Version imprimable de cet article Version imprimable