Né le 17 février 1921 à Joinville-le-Pont (Seine, Val-de-Marne), fusillé par les Allemands le 15 mars 1944 après condamnation à mort, au champ de tir d’Égriselles, commune de Venoy (Yonne) ; cultivateur ; résistant (maquis de Mont).

André Kalck était le fils d’Henri Kalck et de Marguerite Castanet, tous les deux employés de banque et demeurant 8 quai du Barrage à Joinville-le-Pont. André Kalck quitta son domicile, rue Anatole-France à Champigny-sur-Marne (Seine) en 1943 car réfractaire au STO. Il rejoignit la Résistance dans le Morvan. Domicilié à Alligny-en-Morvan (Nièvre), il faisait partie du petit maquis de Mont, groupe issu de la séparation du gros maquis « Bernard » fondé en 1943 par Louis Aubin près de Saint-Brisson (Nièvre). Ce petit maquis, composé de six ou sept hommes et commandé par Serge Girard, s’était installé en janvier 1944 au lieu-dit « En Mont », dans la région de Quarré-les-Tombes (Yonne à la limite de la Nièvre)), puis dans des cabanes en bois situées dans la forêt au Duc.
Le 2 février 1944, Serge Girard fut arrêté par des Allemands au Moulin-Colas (commune de Saint-Léger-Vauban) ; peu de temps après, les Allemands, guidés sans doute par un milicien de la région, encerclèrent les cabanes et arrêtèrent trois autres membres du maquis, André Kalck, Julien Dion et Maurice Blin. Ce maquis recevait depuis 1943 ses armes de l’OCM notamment de son chef de la Nièvre Albert Courvoisier dit Napo,et fut homologué Libé-Nord en 1944.
Tous les quatre furent amenés le même jour à la prison d’Auxerre. Condamné à mort le 4 mars 1944 par le tribunal FK 745 d’Auxerre, André Kalck a été fusillé avec ses trois camarades le 15 mars 1944 au champ de tir d’Égriselles.
Le préfet avait demandé un recours en grâce car l’avocat Fais, non averti de la tenue de l’audience, n’avait pas pu plaider et avait été remplacé par un avocat commis d’office.
La dernière lettre à ses parents figure dans son dossier de demande de validation « Mort pour la France ».
Le nom d’André Kalck est gravé sur la stèle des fusillés d’Égriselles, sur le monument des déportés et internés fusillés de l’Yonne à Auxerre et sur le monument aux morts de Champigny-sur-Marne.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, BVIII5 (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Yonne 33J18 (registre d’écrou de la prison d’Auxerre). – CDrom La Résistance dans l’Yonne, ARORY-AERI, 2004 (fiche « Le maquis de Mont »). – Robert Bailly, Si la Résistance m’était contée, ANACR Yonne, 1990, p. 294. – Jean-Claude Martinet Histoire de l’Occupation et de la Résistance dans la Nièvre, 1940-1944 Éditions Universitaires de Dijon, 2015, p.244 — Champigny notre ville, supplément, mai 2004. — Notes Annie Pennetier

Claude Delasselle

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