Né le 27 février 1899 à Frahier-et-Chatebier (Haute-Saône), fusillé le 9 juin 1944 après condamnation à mort à la citadelle de Besançon (Doubs) ; directeur d’usine ; résistant membre du réseau Buckmaster SOE.

Maxime Pierrat, marié, père d’un enfant, résidait à Giromagny (Territoire-de-Belfort) où il était directeur de l’usine à gaz (cette entreprise paraît avoir été un important lieu de résistance puisque, hors Maxime Pierrat, trois employés de l’usine figurent parmi les fusillés de la citadelle de Besançon : Charles Masson, André Reiniche et Louis Toussaint).
Il s’engagea dans la résistance vraisemblablement au sein du groupe Boeglin, rattaché en février 1942 à Libération-Sud. Il fit à ce titre partie des comités directeurs des groupes de résistance du canton de Giromagny. En effet les différents groupes du Territoire-de-Belfort s’unirent épisodiquement pour des actions communes sous l’égide du réseau Buckmaster, service action, du Special Operations Executive (SOE) : parachutages d’armes, actions armées pour libérer des détenus (affaire de « l’hôpital de Belfort » le 13 janvier 1944).
Maxime Pierrat fut arrêté le 23 février 1944 à Giromagny par la Feldgendarmerie (une arme fut découverte chez lui lors de l’arrestation). Accusé d’« actes de franc-tireur et détention illégale d’armes », il fut emprisonné à la caserne Friedrich de Belfort jusqu’au 24 avril 1944 puis à la prison de la Butte à Besançon.
Il fut jugé par le tribunal militaire allemand FK 560 de Besançon le 8 juin 1944 et condamné à mort.
Maxime Pierrat a été fusillé le 9 juin 1944 à 7 heures du matin, par les autorités allemandes dans l’enceinte de la citadelle de Besançon.
Son nom figure à ce titre sur le monument commémoratif « Aux Martyrs de la Résistance » de la citadelle.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Site Internet Pompiers de Belfort. – Mémorial GenWeb.

Michel Thébault

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