Née le 23 mai 1898 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), condamnée à mort en France en septembre 1940, peine commuée, morte en déportation à Bergen-Belsen en avril 1945.

Fille d’un casseur de pierre de Wimille nommé Louis Marie Lefèbvre, et de de Marie Gorgonie Dozinel, ménagère, elle se maria le 5 février 1924 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) avec Jean Louis Paugam, issue d’une famille originaire de Saint-Pol-de-Léon (Finistère).
Blanche Paugam, domiciliée au 81 rue du Chemin-Vert à Boulogne-sur-Mer, fut condamnée à mort par l’armée d’occupation pour des actions patriotiques commises à Boulogne en août 1940.
Cette femme de cinquante-deux ans avait été vue coupant un fil téléphonique. La Feldgendarmerie en fut informée le 16 août 1940. Détenue à la prison de l’Évêché puis quelques jours plus tard à celle d’Arras, jugée par un tribunal militaire le 17 septembre, elle revendiqua fièrement son comportement patriotique et déclara au président : « J’en ai coupé trente-six. J’en aurais coupé plus encore si j’avais pu le faire. »
Sa condamnation à mort fut commuée en travaux forcés à perpétuité. Elle fut déportée, détenue successivement dans les prisons de Aachen, Lubeck, Cottbus, puis dans les camps de Ravensbrück et Bergen-Belsen où elle mourut en avril 1945.
Elle a reçu les mentions "Mort pour la France" et "Morte en déportation" sur avis du Ministre des Anciens combattants en date du 17 juillet 1997.
Un square de Boulogne-sur-Mer porte son nom, mais déformé en Paugham.
Sources

SOURCES : J.-M. Fossier, Zone interdite, op. cit. – Sites Internet.— FMD.

Claude Pennetier

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