Né le 28 juillet 1917 à Altwiller (Basse-Alsace annexée, Bas-Rhin), fusillé le 15 juillet 1943 à Strasbourg (Bas-Rhin) ; employé de préfecture à Strasbourg ; résistant du Front de la jeunesse alsacienne.

Charles Schneider
Musée de la résistance nationale, fichiers de l’Association des familles de fusillés
Charles Schneider avait adhéré au Front de la jeunesse alsacienne créé à l’automne 1941 et dirigé par Alphonse Adam, domicilié à Schiltigheim (Bas-Rhin) comme lui. Il s’occupait notamment du passage de prisonniers français et alliés évadés. Après son arrestation, il ne fournit aucun renseignement à la Gestapo « malgré les méthodes employées », selon sa citation de 1945. Il fut interné au camp de Schirmeck-Vorbrück à partir du 18 janvier 1943. Condamné à mort par le Volksgerichtshof siégeant à Strasbourg le 7 juillet 1943, il a été fusillé à Strasbourg au stand de tir proche du pont du Rhin le 15 juillet 1943, en même temps qu’Alphonse Adam, Robert Kieffer, Robert Meyer, Joseph Seger, Pierrre Tschaen, Joseph Bloesch et Alfred Reimlinger. Le Gauleiter Wagner avait précipité l’exécution pour éviter des interventions de Vichy ou du Vatican conduisant Hitler à la suspendre, comme lors de procès précédents. Le 10 juillet 1945, à Strasbourg, Henri Frenay, ministre des Prisonniers, Déportés et Réfugiés, lui remit, à titre posthume, la Médaille de la Résistance.
Sources

SOURCES : FDM, Le Livre Mémorial, II, 12. – Charles Béné, L’Alsace dans les griffes nazies, t. 4, p. 281-309. – Alphonse Irjud, « Pas de grâce pour les traîtres », in Bernard Reumaux, Alfred Wahl (sous la dir.), Alsace. La Grande Encyclopédie des années de guerre, Strasbourg, 2009, p. 975-976. – L’Alsace libérée, 25 février, 10 et 13-15 juillet 1945.

Léon Strauss

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