Né le 26 octobre 1926 à Bordeaux (Gironde), exécuté sommairement par les Allemands le 1er août 1944 au camp de Souge (Gironde) ; élève à l’École supérieure de Talence (Gironde) ; résistant FTP, membre fondateur d’un groupe des Jeunesses patriotiques.

Fils de René Duhourquet, cheminot, et de Geneviève Fourcade, culottière, Serge Duhourquet, élève de l’École supérieure de Talence, vivait à Bègles (Gironde). En 1942, son père fut muté à Sévérac-le-Château (Aveyron) pour fait d’appartenance au Parti communiste avant-guerre. Serge Duhourquet et sa mère, l’y suivirent.
Serge Duhourquet constitua sur place un groupe des Jeunesses patriotiques qui prit part à plusieurs sabotages. Arrêté, son père fut interné à Eysses (Lot-et-Garonne) puis déporté à Dachau. Serge Duhourquet prit alors le maquis et, sous les pseudonymes de Charles Gimenez et de Charlot, rejoignit les Francs-tireurs et partisans (FTP) en Lozère. Après que ce maquis ait été dissout, Serge Duhourquet en rejoignit un second, dans les Landes.
Le 15 juillet, lui et trois autres membres de son groupe groupe furent envoyés en mission pour le sabotage d’un train de munitions à Mios (Gironde). Encerclés, trois furent arrêtés, et un autre tué. Arrêté, Serge Duhourquet fut torturé au fort du Hâ puis passé par les armes le 1er août suivant, sans procès, au camp de Souge.
En juillet 1946, le général Chouteau le cita à l’ordre de la division, déclarant à son propos : « Lieutenant FTPF, commissaire aux effectifs de la région des Landes ; recruteur et informateur des FTPF dans les Landes et en Lozère ; jeune chef plein d’enthousiasme qui a su organiser la jeunesse et l’entraîner dans la lutte de libération nationale. »
Un stade et une rue de Bègles portent le nom de Serge Duhourquet. Il a reçu à titre posthume l’ordre de la division avec attribution de la Croix de guerre argent, et a été déclaré « Mort pour la France ». Son nom figure sur le mémorial du camp de Souge, à Martignas-sur-Jalle (Gironde), ainsi que sur les monuments aux morts de Bègles et Sévérac-le-Château. Revenu d’Allemagne après guerre, son père a été élu sénateur-maire de Bègles.
Sources

SOURCES : Comité du souvenir des fusillés de Souge, Les 256 de Souge, op. cit. — Mémorial GenWeb. — État civil.

Julien Lucchini

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